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[Mise à jour du 9 janvier 2021]

  • Le nombre de centres de vaccinations doit passer à compter de lundi prochain de 100 à 300, pour atteindre 600 à la fin du mois de janvier.
  • Les personnels soignants, y compris libéraux, de plus de 50 ans et/ou à risque peuvent d’ores et déjà se faire vacciner.
  • Les personnes de plus de 75 ans pourront se faire vacciner à partir du lundi 18 janvier et pourront prendre rendez-vous à partir du 14 janvier.

À Carhaix, la campagne de vaccination a démarré ce vendredi à l’EHPAD de Keravel :

 

La France a lancé une équipe de négociation européenne en juin dernier, permettant de constituer un portefeuille large de vaccins, identique pour tous les pays européens.

Les cinq vaccins, dont l’arrivée sur le marché est prévue au le premier semestre 2021, ont été précommandés par l’Europe. Il s’agit des vaccins BioNTech-Pfizer, Moderna, Curevac, Astrazeneca et Janssen. Nous avons commandé plus de doses que nécessaire au cas où l’un des vaccins prendrait du retard. Nous avons ainsi commandé de quoi vacciner 100 millions de personnes, soit plus que la population française.

Ces vaccins arriveront progressivement au cours du premier semestre, nous permettant d’atteindre notre cible d’au moins 15 millions de personnes vaccinées d’ici l’été. La campagne vaccinale durera ainsi plusieurs mois, selon la stratégie présentée et débattue par le Parlement début décembre.

Une stratégie en cinq étapes

L’arrivée progressive des doses ne permet cependant pas de proposer à tous les Français de se faire vacciner dès les tous premiers mois de la campagne. C’est la raison pour laquelle la Haute Autorité de Santé a établi un ordre de priorités :

  • Étape 1 : les personnes âgées en établissement (EPHAD)
  • Étape 2 : les personnes de plus de 75 ans, puis les personnes de plus de 65 ans, puis les soignants de plus de 50 ans ou présentant des comorbidités
  • Étapes 3, 4, et 5 : élargissement de la vaccination à toute la population

Les personnes âgées sont en effet les plus fragiles face au virus. Les plus de 75 ans représentent ainsi près de 80% des décès ; elles sont d’autant plus vulnérables au virus qu’elles résident dans un établissement collectif, notamment en EPHAD, comme l’ont montré les nombreux cas de clusters. C’est donc à elles que le vaccin doit être proposé en premier.

De plus, si le vaccin protège des formes graves du COVID, on ne sait pas encore s’il empêche sa transmission ; il n’est donc à ce stade utile que pour les personnes fragiles, susceptibles de développer une forme grave de la maladie.

Les mots de Patrick Cohen apportent ici un éclairage singulier :

La première étape en cours de déploiement

À ce jour, seul le vaccin BioNTech-Pfizer a reçu toutes les autorisations, lui permettant d’être administré en Europe et en France. Ce vaccin présente deux caractéristiques :

  • Il s’agit d’un vaccin dit « à ARN », soit une technologie nouvelle, qui a suscité beaucoup d’interrogations légitimes, auxquelles il nous faut continuer de répondre. Sur ce sujet, je vous invite à consulter cet article du site Internet The Conversation.
  • Il s’agit d’un vaccin dont les caractéristiques rendent la distribution particulièrement complexe : il doit être conservé à -80° dans des congélateurs spéciaux, il ne peut être conservé que 5 jours entre 2 et 8°, et ne peut pas être transporté plus de 12 heures.

D’ici début février, nous aurons reçu 2,6 millions de doses de ce vaccin, soit exactement le même quantum que nos voisins européens, au prorata de notre population.

Cela nous permettra donc de vacciner 1 million de personnes d’ici début février. Ce vaccin nécessite en effet deux doses (et pour chaque dose administrée, une dose est mise de côté pour la seconde injection). Il faut de surcroît prendre une marge de sécurité, car certaines doses pourraient ne pas pouvoir être utilisées (il s’agit d’un vaccin « multidoses », chaque flacon contenant 5 injections, dont certains ne pourront être utilisées à plein, même si la consigne a été donnée de maximiser l’utilisation des doses).

Le Gouvernement s’est par conséquent fixé deux objectifs :

  • Avoir proposé la vaccination à l’ensemble des personnes âgées résidant en établissement d’ici février et d’avoir sécurisé les doses nécessaires pour les vacciner.
  • Avoir vacciné 1 million de personnes d’ici début février, c’est-à-dire d’avoir utilisé 100% des doses disponibles.

Aussi, d’ici début février, nous aurons vacciné exactement autant de personnes de nos voisins européens, au prorata de notre population.

Des choix opérationnels

Nous avons toutefois fait le choix de démarrer plus progressivement, afin d’accompagner au mieux les personnes âgées en EPHAD vers la vaccination :

  • Nous avons fait le choix de ne pas demander aux personnes âgées de se déplacer pour se faire vacciner. Le vaccin est donc amené jusque dans l’EPHAD, ce qui demande un peu plus de temps. Chaque EPHAD recevra ainsi ses doses courant janvier (toutes les dates des campagnes de vaccination de chacun des 8000 EPHAD seront connues d’ici le 4 janvier).
  • Nous avons fait le choix d’offrir un environnement parfaitement sécurisé aux personnes. La vaccination n’est pas obligatoire, et doit résulter du libre-choix. Or pour des personnes très âgées, parfois atteintes d’Alzheimer, le recueil du consentement prend forcément plus de temps. Il faut contacter les familles, qui souhaitent parfois être sur place au moment de la vaccination, etc. Ces personnes ont aussi une santé plus fragile, et une pré-consultation avec un médecin est essentielle.

Toutes ces étapes avaient été exigées des professionnels de santé consultés pour l’élaboration de la stratégie vaccinale (ordres, syndicats, fédérations, etc.).

Un coup d’accélérateur

En réponse à la demande du Président de la République, le Gouvernement a toutefois décidé d’accélérer la campagne de vaccination. Le ministre Olivier Véran a ainsi annoncé que les professionnels de santé de plus de 50 ans ont pu commencer à se faire vacciner dès le 4 janvier, alors que leur tour n’était initialement prévu qu’en février. Concrètement, depuis cette semaine, un hôpital par département propose la vaccination aux professionnels de santé, et d’ici mi-janvier, environ 300 points de vaccination (certains dans des hôpitaux, certains en ville) seront ouverts aux professionnels de santé.

À compter de début février, ces points de vaccination seront démultipliés (autour de 600 en France) et seront ouverts aux personnes âgées de plus 75 ans.

Dès que le vaccin Astrazeneca arrivera sur le marché, celui-ci sera disponible dans toutes les pharmacies et pourra être administré par son médecin traitant, à côté de chez soi : il s’agit en effet d’un vaccin plus « classique », présentant moins de contraintes de conservation, pouvant ainsi être distribué plus facilement.

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