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À Brest, l’équipe de direction de la maison d’arrêt m’a convié à un après-midi de travail. La visite de l’ensemble des quartiers, ainsi que les échanges avec les surveillants et les détenus ont permis un tour d’horizon très complet du système pénitentiaire et des singularités de l’établissement brestois, installé dans ses bâtiments actuels depuis 1990.

La surpopulation reste une problématique majeure et commune à l’ensemble des établissements pénitentiaires, tandis que l’adaptation d’une partie des infrastructures apparaît également comme un enjeu central. Tout le fonctionnement, tout le quotidien, tout le personnel et tous les détenus doivent ainsi s’adapter. La cohabitation par exemple, souvent à trois personnes dans une cellule initialement prévue pour deux personnes, génère des tensions entre détenus et envers les surveillants, qui eux-mêmes consacrent plus de trois heures par jour à organiser et accompagner l’utilisation des douches.

Parallèlement, les agents sont mobilisés dans le suivi des parcours et des sorties, ainsi que dans l’organisation de l’accès à l’éducation, à la formation, au sport et à la culture. Des expérimentations sont par ailleurs menées, à travers notamment la mise en œuvre d’ateliers de découverte pour les détenus faisant preuve de constance et d’exemplarité.

Les sujets abordés au cours de la visite ont fait l’objet d’une réunion de travail avec le Garde des Sceaux Éric Dupond-Moretti.

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