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Le gaspillage alimentaire est un enjeu très préoccupant en Europe. On estime qu’environ 100 millions de tonnes d’aliments sont gaspillés chaque année dans l’Union Européenne (U.E.).

Des aliments sont perdus ou gaspillés tout au long de la chaîne alimentaire : dans les exploitations agricoles, dans les installations de transformation et de fabrication, dans les magasins, dans les restaurants et à domicile.

Hormis les incidences qu’il a sur l’économie et l’environnement, le gaspillage alimentaire comporte également un volet social important : le don de surplus alimentaires devrait être facilité, pour que les personnes qui en ont le plus besoin puissent avoir accès à des aliments sûrs et comestibles.

En septembre 2015, l’Assemblée générale des Nations unies a adopté des objectifs de développement durable à l’horizon 2030, dont un qui consiste à réduire de moitié le gaspillage alimentaire par habitant.

Ceci vaut au niveau du commerce de détail ou du consommateur et vise à réduire les pertes alimentaires tout au long des chaines de production et d’approvisionnement.

L’U.E. et ses États membres se sont engagés à atteindre cet objectif. La nouvelle proposition législative sur les déchets invite les États membres à réduire le gaspillage alimentaire à chaque étape de la chaîne alimentaire, à surveiller les niveaux de gaspillage alimentaire et à faire état de leurs constatations afin de faciliter les échanges entre les acteurs sur les progrès réalisés.

La Commission a donc établi un certain nombre de propositions au mois de décembre dans son « paquet » pour l’économie circulaire :

  • Elle établit une méthodologie européenne commune pour mesurer le gaspillage alimentaire et définir des indicateurs pertinents.
  • Elle crée une plateforme rassemblant les États membres et tous les acteurs de la chaîne  alimentaire afin d’aider à définir les mesures nécessaires pour atteindre les objectifs de développement durable en matière de gaspillage alimentaire et d’échanger les bonnes pratiques et les résultats obtenus.
  • Elle prend des mesures pour clarifier la législation de l’UE relative aux déchets, aux denrées alimentaires et aux aliments pour animaux et facilitera les dons de denrées alimentaires ainsi que l’utilisation sûre d’anciennes denrées alimentaires et de sous-produits dans la production d’aliments pour animaux.
  • Elle examinera enfin les moyens d’améliorer l’utilisation, par les acteurs de la chaîne alimentaire, de la date de consommation et sa compréhension par les consommateurs, notamment la mention « à consommer de préférence avant le ».

Ces orientations stratégiques à l’échelle européenne viennent ainsi compléter les mesures prises au niveau national et adoptées à l’unanimité au mois de décembre dernier lors de l’examen de la proposition de loi sur la lutte contre le gaspillage alimentaire, portée par Guillaume Garot que j’ai activement soutenue.

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