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Le Parlement adopte cette semaine un deuxième projet de loi de finances rectificative (PLFR) pour 2020.

Il vient ainsi compléter le dispositif de mesures d’urgence mises en œuvre pour faire face à la crise liée à la pandémie de covid-19 en France. 110 milliards € y seront désormais consacrés.

Outre les mesures de soutien déjà en place, ce PLFR prévoit une prime destinée aux ménages les plus modestes et une prime défiscalisée et désocialisée pour les agents des trois fonctions publiques, qui travaillent dans des conditions difficiles pendant la crise.

 

 

 

 

 

880 millions € sont ainsi engagés pour aider 4 millions de ménages précaires.

L’ensemble du personnel soignant en milieu hospitalier sera bénéficiaire d’une telle prime, notamment en majorant les heures supplémentaires des soignants. Les personnels de la trentaine de départements très touchés par le covid-19 bénéficieront d’une prime de 1 500 €.

Pour les fonctions publiques d’État et territoriale, une prime d’un montant maximal 1 000 € pourra être octroyée aux personnels qui ont dû travailler durant la crise. Le coût estimé pour l’État s’élève à 300 millions €.

Pour protéger le tissu économique en évitant les licenciements et en protégeant les entreprises du risque de faillite, plusieurs leviers ont déjà été activés : reports de charges fiscales et sociales, la mise en place d’un Fonds de solidarité pour octroyer des primes aux petites entreprises touchées par la crise, la généralisation du chômage partiel ou la mise en place d’une garantie d’État, à hauteur de 300 milliards €, pour les prêts de trésorerie.

Le PLFR permet d’abonder les crédits dédiés au financement du chômage partiel à hauteur de 10,5 milliards €. L’enveloppe totale consacrée au chômage partiel atteint désormais 24 milliards €, dont 16 milliards € pris en charge par l’État et 8 milliards € par l’UNEDIC. Plus de 8,7 millions de salariés sont actuellement en chômage partiel, sous un régime indemnitaire prévoyant rémunération égale à 84 % du salaire net, le plus généreux d’Europe.

Les crédits dédiés au Fonds de solidarité augmentent de 5,5 milliards €. L’enveloppe totale consacrée à ce Fonds atteint désormais 7 milliards €, dont 6,25 milliards € pris en charge par l’État.

Enfin, 20,925 milliards € sont mobilisés pour protéger le capital des entreprises stratégiques. 925 millions € renforcent ainsi le Fonds de développement économique et social (FDES), qui octroie des prêts aux entreprises fragiles ou en difficulté, et 20 milliards € permettront à l’État d’intervenir au capital des sociétés dont la situation financière le nécessiterait.

 

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