En librairie : « Nos lieux communs »

Dans « Nos lieux communs », je propose une nouvelle architecture pour un dialogue fécond entre un État fort, plus proche, des collectivités libres, à l’initiative, et une société civile active, riche de citoyens engagés.

Une co-édition de la Fondation Jean Jaurès et des Éditions de l’Aube.

Pas un programme ni une candidature à d’autres postes, pas une critique, mais une interrogation sérieuse sur le fonctionnement, mais aussi les dysfonctionnements de nos institutions nationales comme territoriales… J’ai souhaité expliciter le diagnostic que je pose : nos institutions semblent surtout préoccupées par elles-mêmes, elles passent un temps conséquent à se concurrencer et ainsi, ensemble, elles participent à leur impuissance.

Dans « Nos lieux communs », je narre notamment quelques anecdotes qui illustrent que notre pays aux 258 fromages, comme taquinait le général de Gaulle, a un nombre encore plus conséquent d’institutions nationales et de collectivités locales. Je n’y propose pas un plan de simplification drastique. J’y pose des questions, y ouvre des pistes et prône un dialogue plutôt que des lois.

Ainsi, j’y appelle de mes vœux un État plus proche, plus fort et aussi plus puissant. Cela passe, à mon sens, par un État qui se réorganise, qui cesse de créer des filiales et autres agences, mais qui surtout devrait céder un certain nombre de compétences. Cette réorganisation de l’État ne doit pas être pensée en chambre et entre spécialistes de la chose, mais dans une logique coopérative avec les collectivités.

Pour ces dernières, je propose plus de liberté. Une liberté pour agir, plutôt que de subir. C’est un appel à la responsabilisation, à la mise en œuvre d’une différenciation par la pratique, plus que par la Constitution. Dans le cadre des élections municipales en cours, j’appelle à ce que les communes prennent à bras le corps la question de la démocratie locale, en proposant même un recours plus fréquent aux consultations et autres référendums locaux.

Enfin, j’ai souhaité porter un plaidoyer fort sur la société civile, sur la vie associative, sur ce que j’ai coutume d’appeler le dialogue civil, pendant du dialogue social, pourtant bien à la peine en ce moment. Ainsi, j’envisage une nouvelle approche de la décentralisation qui démarrerait « par le bas ». Voir avec les citoyens les services attendus, les demandes et attentes, pour imaginer enfin des collectivités qui se réorganisent pour y répondre vraiment, au-delà des querelles de chapelle.

 

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