Une loi pour consommer et produire autrement

Le Parlement a définitivement adopté cette semaine le projet de loi relatif à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire.

Des dispositifs concrets mettent ainsi des outils à disposition, pour que toutes et tous nous puissions agir.

Interdire la destruction des invendus

Chaque année, nous détruisons 185 millions d’euros de produits d’hygiènes alors que 3 millions de Français s’en priveraient.

Cette interdiction concernera notamment :

  • produits d’hygiène quotidienne ;
  • produits électroniques ;
  • vêtements, chaussures ;
  • livres.

Cette mesure permettra de développer le don, ainsi que l’accès à des produits moins chers via des marchés de seconde main.

La réutilisation ou le recyclage des seuls textiles invendus économisera 250 000 tonnes de CO2 chaque année, soit l’équivalent des émissions de 125 000 voitures par an.

Instaurer un indice de réparabilité

Aujourd’hui, seules 40% des pannes de produits électroniques donnent lieu à une réparation en France. Nous voulons passer à 60% d’ici 5 ans.

Prenons l’exemple de l’électroménager : en 2017, 45% des Françaises et des Français ayant connu une panne sur un appareil électroménager l’ont remplacé et seulement 26% l’ont réparé. Nous voulons inverser cela en facilitant la réparation des produits grâce à un indice de réparabilité.

Concrètement, nous retrouverons, en magasin sur l’emballage et en ligne sur la page du produit, un indice qui nous indiquera si le produit est réparable, difficilement réparable ou non-réparable.

Cette disposition concerne les produits électriques et électroniques : smartphones, ordinateurs portables, machines à laver, etc. Le fabricant est encouragé à concevoir des produits plus réparables et à informer sur la disponibilité des pièces détachées.

La réparation représente une véritable opportunité en termes d’emploi : en France, on estime à 27 000 le nombre d’entreprises de réparation d’équipements électriques et électroniques.

Parallèlement, le Gouvernement et l’ADEME ont lancé une campagne pour encourager les pratiques qui allongent la durée de vie de nos produits : longuevieauxobjets.gouv.fr.

Sur ce site, chacun peut trouver des conseils pratiques ou tutoriels ainsi qu’un annuaire, de prêt de 80 000 professionnels, pour louer, prêter, acheter en seconde main ou réparer des produits !

Simplifier le tri des déchets

Le geste de tri est rentré dans les habitudes du quotidien. 88% des Français trient, dont 48% systématiquement.

Pourtant, avec la multiplication des informations sur les emballages, il est devenu extrêmement complexe de savoir dans quelle poubelle un produit doit être jeté. Résultat : collecte et recyclage sont moins performants.

Seulement 50% des emballages sont porteurs d’une consigne de tri.

Par exemple, le point vert (logo rond avec 2 flèches vertes) qu’on retrouve souvent sur les emballages, prête à confusion : pour beaucoup, il indique qu’un produit est recyclable. Or, ce logo signifie juste que l’entreprise finance la collecte, le tri et le recyclage des emballages.

Pour simplifier le tri, la loi anti-gaspillage impose un logo unique. Dès 2021, le logo Triman sera obligatoire et devra être visible sur tous les produits, même les non-recyclables.

Ce logo ne veut pas dire que le déchet va forcément dans la poubelle recyclage, il signifie que le déchet est soumis à une consigne de tri (reprise en magasin pour les équipements électriques et électroniques, bornes spécifiques pour les piles, poubelle jaune, etc.).

Le logo sera accompagné de consignes claires de tri, par exemple : « cartons et emballage papier à trier ».

 

Systèmes de consigne, dépôts sauvages, fin des emballages à usage unique, vente de médicaments à l’unité… Vous pouvez retrouver le détail des mesures-clés en suivant ce lien.

 

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