Le DuoDay à l’Assemblée nationale

L’Assemblée nationale accueillait ce jour le DuoDay. Retrouvez mon propos à cette occasion.

 

SEUL LE PRONONCÉ FAIT FOI

 

Mesdames et messieurs les députés, chers collègues,

Madame la Présidente et Madame Directrice générale de l’Association laïque de gestion d’établissements d’éducation et d’insertion (ALGEEI),

Mesdames, messieurs,

Pour la deuxième année consécutive, l’Assemblée nationale s’honore de participer à cette expérience exemplaire du DuoDay. Et je suis d’autant plus heureux de vous accueillir ici, que plus de quarante députés participent à cette démarche : je les en félicite.

Mais ce sont aussi et surtout vos invités, mesdames et messieurs les députés, que je souhaite saluer chaleureusement.

L’Assemblée nationale, en effet, est la maison de tous les citoyens – et il ne serait pas acceptable que ceux qui vivent avec un handicap ne puissent y circuler comme les autres. Notre institution a donc investi pour que ses locaux soient partout accessibles, tout en respectant la beauté de ce patrimoine qui est aussi le vôtre.

Aujourd’hui, vous n’êtes pas seulement des visiteurs : vous participez au DuoDay et grâce à vous, grâce à votre présence aux côtés d’un ou d’une député(e), vous faites la démonstration qu’une démarche inclusive est possible en tout lieu.

Le travail, en effet, n’est pas seulement un acte de production. C’est un acte social, un acte d’échange, dans lequel on s’enrichit de ce qu’on reçoit tout autant que de ce qu’on donne.

Que ce soit en atelier, en entreprise ou dans le bureau d’un parlementaire, les participants au DuoDay vivent un moment fort au cours duquel ils s’engagent à dépasser la fatalité, à briser les préjugés, pour travailler ensemble.

Autant dire que cette journée sera riche en émotions, en découvertes. Elle montrera une nouvelle fois que les personnes en situation de handicap ne demandent ni commisération ni tutelle : elles sont capables de s’investir, de s’engager, de réaliser des tâches complexes et de mener à bien leurs projets.

Je ne peux nommer tout le monde, mais permettez-moi tout de même de saluer la présence de Dorine Bourneton : victime d’un accident d’avion, elle a refusé de vivre clouée au sol dans son fauteuil et, à force de courage et de persévérance, est devenue pilote de voltige aérienne.

Cet exemple, comme d’autres, inspire le respect en même temps que l’admiration. De tels destins nous rappellent aussi que nos concitoyens touchés par le handicap ont aussi la capacité singulière de nous étonner. Il faut leur faire confiance, et c’est ce que nous faisons en les recevant ici, à l’Assemblée nationale.

C’est aussi une manière de signifier que le DuoDay, lancé dans le Lot-et-Garonne à l’initiative d’un établissement médico-social, a pris maintenant une ampleur nationale sous l’impulsion de Sophie Cluzel, secrétaire d’État aux personnes handicapées. On sait le succès qu’il remporte aujourd’hui.

En 2018 déjà, on comptait 4 000 duos ; ils sont plus de 12 000 cette année, soit 24 000 personnes participantes. C’est l’exemple même d’une initiative locale qui essaime, d’une bonne idée qui émerge de nos territoires pour devenir un rendez-vous à l’échelle nationale.

Je remercie donc celles et ceux qui ont rendu possible ce moment : les organisateurs, les députés, l’ensemble des participants, qu’ils soient ou non en situation de handicap.

Permettez-moi d’en profiter pour formuler un souhait : que cette journée particulière fasse réfléchir, que ces duos gagnants préparent les esprits à un monde plus ouvert, dans lequel chaque jour soit un DuoDay.

Le courage des uns, allié à l’audace des autres, nous permettent cet espoir.

Dans nos travaux, dans notre vie quotidienne, nous avons beaucoup à apprendre de celles et de ceux qui, surmontant le handicap, viennent nous rappeler que la République inclut tous ses enfants.

En cette journée dédiée à l’inclusion, l’Assemblée nationale est heureuse et fière de vous accueillir.

Commenter

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*