Éléments de précision du ministre de l’Éducation nationale et de la jeunesse sur les langues régionales

Retrouvez ci-après le communiqué de presse de Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale et de la jeunesse :

Lors de l’examen du projet de loi pour une école de la confiance, j’ai eu l’occasion de rappeler la richesse que constitue l’enseignement des langues régionales en France. J’invite chacun à regarder précisément ce que j’ai pu déclarer sur ce point lors des débats à l’Assemblée nationale et au Sénat.

Aujourd’hui, c’est notamment grâce à l’école de la République et au soutien de l’Etat que ces langues peuvent se développer. Je m’en félicite.

L’enjeu principal pour ces enseignements est d’offrir aux élèves un parcours scolaire complet de l’école primaire à l’enseignement supérieur encadré par un nombre suffisant de professeurs bien formés. C’est le sens de la récente création d’un enseignement de spécialité langue régionale au lycée général (4h en première puis 6h en terminale).

De plus, dans le cadre de la réforme du baccalauréat 2021, il sera proposé aux lycéens qui le souhaitent de composer les épreuves de contrôle continu d’histoire-géographie et d’enseignement scientifique en langue régionale.

L’attractivité des langues régionales passe par des modalités d’enseignement innovantes. Chacun reconnaît l’intérêt du plurilinguisme pour le développement cognitif des enfants. Apprendre une autre langue ne nuit nullement à l’acquisition du français, bien au contraire.

C’est ce que devra confirmer l’évaluation en cours pour le cas spécifique des langues régionales. Dans ce cadre, l’enseignement immersif est une modalité intéressante dès lors qu’elle respecte le cadre constitutionnel.

Comme s’y est engagé le Premier ministre, nous soutiendrons les collectivités volontaires pour développer l’enseignement en langue régionale. Cet engagement figure dans le projet de loi pour une école de la confiance qui sera examiné en commission mixte paritaire (CMP) dans le courant du mois de juin.

J’ai assuré le Président de l’Assemblée nationale que le gouvernement veillera à ce que l’engagement du Premier ministre envers les élus soit tenu dans le texte final.

Je me réjouis du foisonnement de nos langues, qui sont une richesse de notre pays. Il y a une langue de la République et il y a des langues de France et nous devons les soutenir. Notre politique volontariste pour la bonne maîtrise du français par tous les enfants peut très bien aller de pair avec une politique dynamique au service des langues régionales.

 

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