Bourdin Direct : « Au-delà de l’écume de l’actualité, il y a la réalité du quotidien »

J’ai répondu ce matin aux questions de Jean-Jacques Bourdin sur le plateau de BFMTV/RMC.

Sur les mouvements en cours :

« Au-delà de l’écume de l’actualité, il y a la réalité du quotidien. Vous savez comme moi que c’est par dizaine de millions que les Français le matin se lèvent, vont bosser, produisent, organisent notre vie économique et sociale. Il n’y a pas simplement que des faits divers ou des polémiques. »

Sur le Grand Débat National à l’Assemblée :

« Toutes les sensibilités disposeront du même temps pour exprimer leur regard, leur analyse, voire leurs propositions, sur les quatre thèmes. Ce que j’ai souhaité, c’est que l’Assemblée nationale contribue au Grand Débat. Il aurait quand-même été un peu bizarre que plus d’un million et demi de Français se soient mobilisés pour venir faire part de leurs observations, de leurs critiques, de leurs propositions, et que l’Assemblée nationale ne s’en saisisse pas ! »

« Des réponses devront être données, des chantiers devront être ouverts, parce qu’il y a des choses complexes qu’on ne va pas régler en un claquement de doigt. Il faut qu’il y ait une perspective. Il nous faut fonder un dessein collectif à partir de ce Grand Débat. »

Sur les retraites :

« J’avais publiquement demandé à ce que, jusqu’à un certain niveau, il y ait cette indexation sur l’inflation. »

Sur la question de la baisse des taux de TVA :

« Notamment sur les produits de première nécessité, ça va juste servir à améliorer la marge des grands distributeurs. Les consommateurs et les Français n’y gagneraient rien. Rappelez-vous la TVA sur la restauration : on nous avait expliqué qu’on allait créer beaucoup d’emplois et que le menu moyen allait diminuer. Je n’ai pas le sentiment que le menu moyen ait diminué, et je n’ai pas le sentiment non plus que beaucoup plus d’emplois aient été créés. »

« Il y a une chose que je voudrais rappeler : par jour, la dette française coûte 110 millions €. C’est-à-dire, le budget de l’Élysée pour un an. »

Sur ma proposition de « Loi Macron » pour les territoires :

« Il nous faut retrouver un État efficace en proximité. Il faut que les Préfets, les Sous-Préfets, qui innervent tout notre territoire, soient en capacité d’apporter des réponses sur l’ensemble des préoccupations des Français et décider en proximité. »

« Pour les collectivités, je pense qu’il faut leur laisser la liberté de s’organiser. »

« Il faut donner de l’air et des responsabilités aux élus locaux qui peuvent avoir des idées pour organiser et répondre aux besoins de la population. »

Sur la reconnaissance du vote blanc :

« Je suis très réservé. Le corolaire, ce serait que le vote soit obligatoire. Là où le vote est obligatoire, on se rend compte que ça ne marche pas et que de toute façon, ce n’est pas sanctionnable. Le deuxième élément, c’est qu’il y a dans le vote blanc, je trouve, quelque chose qui est une prime à la rouspétance passive si je puis dire. »

« La démocratie, c’est pas une consommation de droits, c’est l’exercice de droits. »

 

Retrouvez l’intégralité de l’interview :

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