« Il faut prendre le temps du diagnostic du Grand débat » : mes échanges avec l’Association des Journalistes Parlementaires

Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, création d’une assemblée parlementaire franco-allemande, Grand débat national, Europe… J’ai échangé hier avec les membres de l’Association des Journalistes Parlementaires.

Sur la création d’une assemblée parlementaire franco-allemande :

« C’est une vraie avancée européenne, une vraie avancée parlementaire, qui va nous permettre à la fois de veiller à ce qu’on ne transpose pas de manière différente en France ou en Allemagne les normes ou le droit européen. C’est aussi l’idée d’aiguillonner et de contrôler les lendemains des conseils des ministres franco-européens. C’est aussi prendre en compte les situations parfois particulières de nos compatriotes transfrontaliers. »

Sur les grands chantiers menés à l’Assemblée nationale :

« Le but est à la fois de fluidifier nos débats, ce qui est une manière euphémistique de souhaiter que certains temps trop peu féconds soient limités, mais que les droits de l’opposition, des parlementaires non-inscrits, soient également fortifiés. Cela me paraît de bonne hygiène démocratique. Ensuite, c’est tirer toutes les conclusions de la loi confiance sur la déontologie dans notre règlement intérieur, prendre en compte les recommandations que Madame la Déontologue nous a données dans son rapport. C’est aussi la volonté de faire en sorte que nous adaptions notre droit de pétition, que nous fassions en sorte de retrouver une vraie dynamique. »

« L’ensemble des présidents de groupe a participé à ces travaux, avec beaucoup d’allant et de volonté de contribuer à partager des réflexions. C’est un travail qui a trouvé des dynamiques consensuelles. J’ai bon espoir qu’on puisse aboutir à un consensus assez large. »

Sur le droit de pétition :

« L’idée serait de dire qu’à partir d’un certain seuil, concernant une pétition, il y aurait obligatoirement un débat en commission sur le thème ainsi apporté, et que, le cas échéant, la commission et la conférence des présidents en décidaient, il pourrait y avoir un débat dans l’hémicycle. »

Sur le Grand débat national :

« Il faut retenir trois chiffres : 2, 3 et 9 avril. 2 et 3, les différents groupes parlementaires, avec un temps égal, quelle que soit leur taille, s’exprimeront. J’ai fait en sorte qu’un élu non-inscrit puisse s’exprimer, selon le système du tourniquet. Chaque groupe s’exprimera autour des quatre grands thèmes qui ont été retenus dans le cadre du Grand débat national. Le 9, dans un cadre plus institutionnel, nous organiserons un débat dans le cadre de l’article 50-1 de la Constitution : le Premier ministre s’exprimera, ainsi que les différents groupes. »

Retrouvez l’intégralité de nos échanges en suivant ce lien.

 

 

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