Grand débat national : prendre la parole, pour redonner sens ensemble à notre République !

Notre pays a traversé ces derniers mois une période inédite. Le mouvement des Gilets jaunes, tant sur les formes qu’il a prises que sur les revendications qu’il a portées, oblige à la remise en question. Des mesures ont été prises, des réponses ont été apportées, deux lois ont été adoptées.

Le temps n’est plus aux combats, il s’agit désormais de « viser à transformer les colères en solutions », comme l’a écrit le Chef de l’État. Ne perdons jamais de vue la fraternité qui seule réconcilie liberté et égalité.

La seule voie possible est celle de la démocratie et du dialogue, dans le respect des citoyens et des institutions.

 

Alors que le grand débat national s’est progressivement déployé sur l’ensemble du territoire français, près de 700 000 contributions ont déjà été enregistrées sur le site Internet granddebat.fr.

Dans sa lettre aux Français, le Président de la République a fixé quatre grands thèmes prioritaires :

  • la fiscalité et les dépenses publiques ;
  • l’organisation des services publics ;
  • la transition écologique ;
  • la démocratie et la citoyenneté.

S’ils recouvrent la plupart des champs touchant à notre quotidien, à l’organisation et à l’avenir de notre pays, tous les sujets peuvent être abordés, aucun n’est tabou.

Une attention singulière est portée aux conditions d’organisation du débat, afin de garantir sa neutralité et son impartialité.

L’organisation pratique est assurée par les services de l’État, en proximité. Anne Tagand, Sous-Préfète de l’arrondissement de Châteaulin, a ainsi été désignée référente du grand débat national pour le Finistère.

Les maires, personnalités proches et relais privilégiés des citoyens, ont un rôle capital à jouer dans la mise en œuvre de ce dispositif :

  • en mettant à disposition un cahier ou des formulaires d’expression citoyenne au sein de leur mairie pour recueillir la parole des citoyens ;
  • en organisant et en animant des réunions d’initiatives locales ;
  • en étant le « tiers de confiance » de cet exercice, à travers la mise à disposition des moyens matériels nécessaires pour la libre tenue des débats.

Parallèlement, une mission du grand débat national a été créée et est placée sous l’autorité du Premier ministre. Elle est coordonnée par Sébastien Lecornu, ministre chargé des Collectivités territoriales, et Emmanuelle Wargon, Secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire. Mettant à disposition des ressources documentaires, elle assure le suivi quotidien des dispositifs mis en place.

Un collège de garants de l’indépendance des débats a par ailleurs été désigné. En tant que Président de l’Assemblée nationale, j’y ai nommé Guy Canivet, ancien Premier président de la cour de cassation et membre du Conseil constitutionnel de 2007 à 2016.

Enfin, toutes les formations politiques représentées à l’Assemblée nationale ou au Sénat participent à un comité de suivi, chargé de veiller au plein respect du principe de pluralisme.

 

Une telle démarche de consultation est inédite en France : tous les moyens sont mis en œuvre pour que chaque citoyen puisse s’en saisir et contribuer activement à faire avancer notre pays, de Carhaix à Camaret, de Plougastel à Kerlaz, partout en Bretagne et partout en France.

Après la conclusion et le bilan tirés des débats, l’Assemblée nationale sera au rendez-vous et se saisira des principales propositions pour les examiner.

L’opportunité est grande : redonnons sens à la République, telle que nous l’avons construite ensemble ces deux cents dernières années.

J’ai participé ce samedi 2 février aux échanges organisés à l’initiative des maires de Telgruc-sur-Mer et de Landévennec.

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