Accessibilité et différenciation : promesses tenues !

En juin dernier à Quimper, le Président de la République a posé les bases de la différenciation : collectivement imaginer et définir de nouveaux périmètres et moyens pour l’action publique, en Bretagne.

La Région a répondu en faisant des propositions. Elles sont, pour l’essentiel, reprises dans les contrats signés ce jour. Tous les députés bretons y ont largement contribué : en amendant ici pour les langues bretonnes, en travaillant là à inscrire les mutations agricoles nécessaires dans des projets de loi, en préparant concrètement à imaginer les sorties du glyphosate, par exemple.

Neuf mois plus tard, le Premier Ministre Édouard Philippe s’est déplacé à Rennes pour signer un accord qui fera date dans l’histoire des relations entre l’État et les collectivités locales.

Transports : accélérer le travail

Enjeu du quotidien et pierre angulaire du développement régional, les transports font l’objet d’efforts considérables ces dernières années.

Édouard Philippe a détaillé et confirmé les engagements du Président de la République, dont la ministre des Transports Elisabeth Borne avait déjà donné les contours.

Le Pacte d’accessibilité :

  • confirme l’objectif de relier en TGV la pointe bretonne à Rennes en 1h30 et à Paris en 3h et acte la réalisation d’études en ce sens ;
  • garantit la desserte TGV actuelle jusqu’à 2027;
  • sanctuarise le développement prioritaire des pôles d’échanges multimodaux, singulièrement ceux de Rennes, Quimper et Brest, afin de garantir et d’améliorer la fluidité du trafic;
  • poursuit et facilite le déploiement de la couverture mobile des axes ferroviaires et routiers ;
  • inscrit 40 millions € par an (partagés à parité entre État et Région Bretagne) pour la mise à 2×2 voies de la RN 164 permettant un rythme de mise en œuvre sans précédent;
  • engage l’État à soutenir le développement de nouvelles lignes aériennes vers l’international, notamment entre Brest et le hub d’Amsterdam ;
  • garantit le maintien de la ligne aérienne Quimper/Orly;
  • acte le développement de l’aéroport de Rennes Saint-Jacques;
  • porte une feuille de route du développement des ports bretons;
  • engage un travail spécifique sur les transports du quotidien pour des trajets simples et confortables, pour tous les usagers et tous les territoires;
  • met en place des dispositifs incitant à réduire notre dépendance au gazole, notamment en direction des ménages modestes : développement des transports en commun et conversion progressive du matériel roulant existant vers des énergies propres, soutien à l’achat d’un véhicule électrique, à l’autopartage, au covoiturage.
Action publique : la Bretagne, région pilote du nouveau rôle de l’État

Autre enjeu majeur et engagement du Chef de l’État, l’action publique dans les territoires n’est pertinente que lorsqu’elle est pensée en bonne intelligence avec l’ensemble des acteurs concernés, adaptée aux particularités des territoires, au service des citoyens.

Faisant suite à de fréquents échanges et de nombreuses réunions de travail, en Finistère, en Bretagne, à l’Assemblée nationale et au ministère de l’Éducation nationale, la convention État-Région-Diwan, assortie d’une dotation annuelle de 300 000€ apportée par l’État, stabilise et pérennise enfin le réseau d’enseignement bilingue.

Le Contrat pour l’action publique pour la Bretagne prévoit également de nouvelles modalités d’intervention dans les domaines :

  • de la transition écologique et énergétique, grâce à une nouvelle planification de l’action publique dans ces domaines, mais également une très forte déconcentration des compétences et des enveloppes budgétaires de l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie) ;
  • de l’eau, avec notamment la création d’un Parlement régional de l’eau, qui impliquera les établissements intercommunaux désormais en charge de ces questions ;
  • de la biodiversité, à travers la future Agence régionale de la biodiversité;
  • de la jeunesse, de la vie associative et du sport, via des expérimentations ou encore la prise en charge totale par le Conseil régional du développement de la vie associative bretonne ;
  • du logement, avec la mise en place d’un zonage expérimental spécifique pour le dispositif d’investissement locatif « Pinel » ;
  • du très haut débit, dont le déploiement continuera à monter en puissance (+ 1 million de prises raccordées au cours des prochaines phases de travaux) grâce à un accompagnement dédié de l’État aux collectivités concernées ;
  • de la mer, et singulièrement les énergies marines renouvelables, la pêche et le portuaire, domaines qui bénéficieront de plans d’accompagnement spécifiques ;
  • de la formation, qui bénéficiera d’expérimentations notamment sur l’adéquation des besoins et des offres ;
  • de l’économie et de l’industrie, à travers une stratégie industrielle commune, ainsi qu’une coopération et une mutualisation accrue des services de l’État et de la Région qui travaillent au soutien aux entreprises ;
  • de l’agriculture, en mettant l’accent sur la diversification des productions et l’aide à la reconversion des agriculteurs ;
  • du tourisme, en priorisant un travail conjoint sur les véloroutes, les escales de paquebots, et la création de « gîtes du patrimoine » ;
  • de la culture, en élargissant la délégation de compétence dans les domaines du livre et du cinéma ;
  • des langues de Bretagne, avec notamment la possibilité de faire bénéficier les écoles bilingues du forfait scolaire communal.

La période est moins que jamais aux solos, aux postures. Il s’agit de construire non pas des murs, mais des projets, des solutions. Les Bretonnes et les Bretons n’ont jamais voulu subir, ils ont toujours eu quelque réticence à suivre, alors à nous d’innover et de marcher !

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