Un nouveau contrat social plus juste

Liberté, égalité, fraternité par Shepard Fairey

 

Le Président de la République s’est adressé hier aux Français pour répondre aux questions soulevées par le mouvement des gilets jaunes. Les Français ont pu assister à un moment de vérité pour le Président et pour la France car notre pays se situe à un tournant de son histoire, après 40 années de malaise accumulées par le peuple.

La crise que nous traversons en est le symptôme, mais il nous faut aussi en prendre notre part de responsabilité : nous n’avons pas apporté une réponse assez rapide, ni assez forte depuis 2017.

Pour répondre aux attentes exprimées, le Président a annoncé une accélération dans la mise en œuvre du programme, des décisions immédiates et des perspectives d’avenir, pour construire ensemble, au plus proche des territoires un nouveau contrat avec la Nation.

Un nouveau contrat est proposé aux Français qui passe d’abord par le renforcement, dès janvier 2019 des efforts pour le pouvoir d’achat des Français pour que le travail paie mieux :

  • annulation en janvier 2019 de la hausse de la CSG portée cette année par les retraités entre 1200 et 2000 euros ;
  • à partir de janvier 2019, les heures supplémentaires seront versées sans impôts ni charges;
  • en janvier 2019, le salaire d’un salarié au SMIC augmentera au total de 100 euros par mois, sans qu’il en coûte un euro de plus à l’employeur (grâce notamment à l’accélération de l’augmentation de la prime d’activité) ;
  • un effort demandé, aux entreprises qui le peuvent, de verser à leurs salariés une prime exceptionnelle d’ici Noël, exonérée d’impôts et de charges.

Ce nouveau contrat pour la Nation passe également par un renforcement de la justice fiscale : les dirigeants des grandes entreprises françaises et les grandes entreprises, à l’instar des GAFA qui réalisent des profits en France, devront payer leurs impôts en France.

Ce nouveau contrat pour la Nation sera par ailleurs bâti avec l’appui d’un grand débat national, élargi à une pluralité de sujets nécessitant un dialogue entre les Français, avec leurs parlementaires, maires, syndicats, associations, etc. Ce débat portera sur :

  • les questions institutionnelles (vote blanc, participation citoyenne à la démocratie),
  • la question de l’équilibre de notre fiscalité,
  • la question du quotidien pour faire face au changement climatique (comment se déplacer, se loger, se chauffer, etc.),
  • la question de l’organisation de l’État, aujourd’hui trop parisien.

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