Les grands enjeux du budget 2019 de la Nation  : un budget du travail et du pouvoir d’achat, qui protège les plus faibles

Dans quelques jours, l’Assemblée nationale votera le budget 2019 de la Nation en première lecture. Les arbitrages se placent dans la droite ligne des engagements pris, avec la priorité donnée :

  • au travail,
  • au pouvoir d’achat,
  • à la protection des plus modestes et des plus vulnérables,
  • aux investissements préparant l’avenir
  • et à la réduction du déficit public.

Ce Projet de loi de finances 2019 est celui du travail et du pouvoir d’achat et se traduit concrètement dans notre quotidien à toutes et tous.

Soutenir le pouvoir d’achat des ménages

Les baisses d’impôts s’élèvent dès 2018 à 6 milliards €, dont 2 milliards € pour les ménages. En 2019, ces baisses seront encore plus fortes et atteindront 6 milliards € pour les ménages, grâce notamment à la poursuite de la suppression de la taxe d’habitation supprimée d’ici à 2020 pour 80 % de la population, et aux exonérations des cotisations sociales sur l’année pleine.

La prime d’activité sera majorée de 30€ par mois à compter du 1er avril 2019, au lieu des 20€ initialement prévus par le Gouvernement. Le gain pour les bénéficiaires de la prime d’activité rémunérés au niveau du SMIC s’élèvera ainsi à +80€ à la fin du quinquennat.

Pour les 10 % de Françaises et Français les plus modestes, l’ensemble des mesures fiscales adoptées, y compris celles relatives aux hausses sur les carburants et le tabac, représente un gain de pouvoir d’achat de plus de 2 % en moyenne.

Augmenter les revenus du travail dès octobre 2018

Alors que l’exonération totale de cotisations sociales pour les salariés est entrée en vigueur le mois dernier, la prime d’activité augmentera de nouveau en 2019 et les heures supplémentaires seront exonérées de charges supplémentaires. À titre d’exemple, pour un salarié au SMIC, cette dernière mesure représente un gain annuel de 200€ en moyenne.

Encourager le développement de toutes nos entreprises

Le Crédit d’Impôt pour la Compétitivité et pour l’Emploi (CICE) disparaît au profit d’un allègement de charges renforcé, pérenne et à effet immédiat. À compter d’octobre, les cotisations patronales seront ainsi complètement supprimées au niveau du SMIC et les entreprises bénéficieront d’un gain de trésorerie de l’ordre de 20 millions €.

Le soutien aux Petites et Moyennes Entreprises (PME) et aux Établissements de Taille Intermédiaire (ETI) est accru et rendu plus efficace, à travers un programme d’actions spécifiques pour leur accompagnement à l’international, ainsi que pour l’amélioration de l’investissement et de l’innovation dans les filières industrielles et technologiques.

Protéger les plus modestes et les plus vulnérables

Parallèlement à la suppression de la taxe d’habitation pour 80% des ménages, les prestations sociales sont revalorisées de façon différenciée :

  • + 35€ pour le minimum vieillesse en janvier 2019 ;
  • 900€ par mois d’Allocation Adulte Handicapé (AAH) fin 2019 ;
  • revalorisation de l’ensemble des allocations sur la base de l’inflation.

Conformément au plan pauvreté, doté d’une enveloppe de 171 millions €, le budget 2019 permettra à 10 000 personnes supplémentaires de bénéficier de l’insertion par l’activité économique, ainsi qu’à 10 000 personnes supplémentaires en situation de handicap d’être embauchées par une entreprise adaptée. De plus, grâce au plan d’investissement compétences (PIC), le nombre de demandeurs d’emplois formés en 2019 dépassera 900 000, contre un peu plus de 800 000 en 2017 et 2018.

Soutenir fortement les collectivités territoriales

La dotation globale de fonctionnement (DGF) est maintenu à son niveau de 2018, soit 27 milliards € pour les départements, les intercommunalités et les communes.

Les crédits dédiés aux territoires fragiles augmentent de 190 millions € :

  • 90 millions € supplémentaires pour la dotation de solidarité urbaine ;
  • 90 millions € supplémentaires pour la dotation de solidarité rurale ;
  • 10 millions € supplémentaires pour les dotations de péréquation des départements.

Au total, 2 milliards € sont consacrés à l’investissement local, dont 200 millions € spécifiquement consacrés au financement d’investissements dans le domaine de la rénovation thermique des bâtiments des collectivités et du développement des transports durables.

Préparer les investissements pour l’avenir

Le déficit public passera sous le seuil des 3 % pour la troisième année consécutive, afin de ne pas faire peser le poids de nos dépenses sur les générations futures. L’État et ses opérateurs en sont les premiers contributeurs, grâce à un effort sans précédent.

Tous les leviers sont par ailleurs activés pour accélérer la transition écologique :

  • prime à la conversion des véhicules, qui sera maintenue au-delà de l’objectif initial de 500 000 véhicules sur le quinquennat et complétée par la mise en place une prime additionnelle ;
  • poursuite de la hausse des fiscalités énergétiques, en accompagnant les plus durement touchés ;
  • prorogation du crédit d’impôt transition énergétique (CITE) en 2019 et de l’éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ) ;
  • mise en place d’une fiscalité plus incitative en matière de déchets, tout en accompagnant les plus fragiles ;
  • financement de 75 000 rénovations thermiques ;
  • augmentation de 150€ à 200€ du chèque énergie.
Renforcer la sécurité des citoyennes et des citoyens

Les budgets du ministère de l’Intérieur et de la Justice augmentent respectivement de 400 millions € (2 278 emplois supplémentaires) et de 300 millions € (1 200 emplois supplémentaires) tandis que la hausse du budget des Armées observe une hausse inédite dans la loi de programmation militaire (+1,7 milliard € supplémentaire cette année).

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