L’égalité femmes-hommes se construit dans les territoires

En direct du Conseil départemental, l’émission « Paroles de jeunes » sur RCF Finistère abordait la problématique du genre dans le sport.

 

À l’occasion de la remise du rapport « L’égalité Femmes-Hommes en Finistère », le Conseil départemental organisait la semaine dernière une journée de travail et d’échanges avec les élus des collectivités, les représentants et militants associatifs qui œuvrent sur le terrain.

Le constat est sans appel : l’égalité femmes-hommes progresse dans les collectivités publiques du Finistère.

Le Conseil départemental, les villes de Brest et Quimper ont désigné des élus pour s’occuper de l’égalité entre femmes et hommes.

D’autres actions ont été entreprises par les collectivités, comme l’élaboration d’un guide de prévention en matière de violences faites aux femmes et la formation d’agents à repérer, agir et prévenir ce type de situation.

À Brest, le réseau de bus propose désormais l’arrêt à la demande en soirée et l’événement « 100% filles, 100% sport » a rencontré un véritable succès. À Lesneven, des ateliers participatifs autour de l’égalité filles-garçons sont organisés dans les collèges et les Espaces jeunes. À Quimperlé, la ville et la communauté de communes rappellent que seules les compétences comptent dans leurs recrutements, à travers la campagne « Nos métiers n’ont pas de sexe ».

Malgré ces avancées, il est vrai que les métiers du social et de l’administratif restent toutefois, pour les agents des collectivités, largement occupés par des femmes et les filières techniques par les hommes.

Grande cause du quinquennat, l’égalité femmes-hommes fait l’objet de toute la mobilisation du Gouvernement et des Parlementaires depuis le début du quinquennat.

En 2018, de nombreuses mesures ont été prises pour lutter contre les violences faites aux femmes. Dénoncer ne suffit plus, il faut désormais changer les comportements. La loi Schiappa promulguée en août 2018 et le plan spécifique qui l’accompagne, détaillent des mesures concrètes qui constituent un premier pas dans la lutte plus efficace contre les violences conjugales. Des dispositifs existent et il faut davantage les faire connaître :

  • le numéro d’appel le 3919 avec un objectif 100% de réponses ;
  • l’ouverture d’une plateforme de signalement en ligne pour les victimes de violences, harcèlement, discriminations afin de faciliter le dépôt de plainte ;
  • une plateforme de géolocalisation des places d’hébergement d’urgence sera accessible aux professionnels.

Partout en France des acteurs de terrain développent des expériences innovantes, la Délégation aux droits des femmes a d’ailleurs fait un Tour de France des bonnes pratiques des associations : une façon de rappeler la nécessité d’être conscient de ces réalités en étant à l’écoute de l’ensemble des territoires, des élus locaux mais surtout des acteurs de la société, en particulier associatifs si investis sur ces questions.

En ouverture du colloque organisé par la Délégation aux Droits des Femmes de l’Assemblée nationale sur les violences conjugales, j’ai tenu à rappeler que les femmes sont victimes de nombreux types d’agressions, toutes inadmissibles, mais que c’est pourtant bien dans leur propre foyer qu’elles sont le plus en danger.

 

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