Avec les cheminots, pour l’avenir de la SNCF

J’ai rencontré ce matin, à la Maison du Peuple à Brest, les représentants finistériens de la CGT Cheminots, de la CFDT Cheminots et de Sud Rail.

À cette occasion, j’ai entendu les oppositions, la méfiance et les propositions sur la transformation en cours de l’entreprise publique. J’ai indiqué que ni la privatisation, ni la suppression du statut pour ceux qui en bénéficient, ni la fermeture systématiques des « petites lignes » n’étaient à l’ordre du jour. Sur le diagnostic de la situation, les représentants syndicaux ont insisté sur le fait que le cloisonnement des activités, la déqualification des métiers et l’insuffisance des investissements expliquent à leurs yeux que le service ait pu se dégrader. Les choix d’investissements des dernières décennies ont généré la croissance de la dette, comme la dégradation d’un certain nombre de voies sur le territoire national.

J’ai indiqué la ferme intention du gouvernement de doubler sur la décennie à venir le niveau d’investissements et de le porter à 36 milliards € sur la période, soit l’équivalent de 10 millions € par jour pendant dix ans. De même, dans le cadre de l’ouverture à la concurrence, j’ai rappelé que les droits des cheminots éventuellement transférés resteraient acquis et ne se concevraient que sur la base du volontariat.

Ces échanges riches, francs et constructifs, ont montré que sur la mise en oeuvre de l’ouverture à la concurrence, comme sur la négociation de la future convention collective, les partenaires sociaux devaient se saisir des négociations nécessaires pour construire ensemble et aborder en confiance l’avenir du service public ferroviaire.

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