Agriculture bio : ça pousse !

 

Le Groupement des agriculteurs bio du Finistère (GAB) tenait son assemblée générale au Juvénat à Châteaulin. L’occasion pour ses adhérents de faire entendre leur voix et de pouvoir contribuer activement aux actions du groupement.

Le GAB souhaite développer l’agriculture biologique et défendre ses acteurs. Il accompagne le paysan tout au long de son parcours d’installation mais également les futurs cédants qui seront nombreux à partir en retraite dans les dix prochaines années, notamment des éleveurs.

Le syndicat œuvre également à la conversion, à l’appui technique, à l’échange de savoirs, la formation ou encore la solidarité entre paysans. Il accompagne également les porteurs de projet à la création ou la reprise d’entreprise.

La forte vague de conversion, induite par la crise du lait de 2016 se réduit mais reste soutenue grâce aux installations en maraîchage et au développement d’autres productions appuyés par les opérateurs économiques (volailles, porcs, grandes cultures).

La motivation économique est un levier majeur pour la conversion laitière mais elle ne se limite pas là, le besoin de changer de relation avec leur laiterie et l’envie de reconnaissance de la qualité et du travail effectué sont aussi déterminants.

Au total, les fermes bio représentent 8,3 % des exploitations finistériennes et leur nombre a été multiplié par trois ces dix dernières années.

L’assemblée s’est poursuivie par un débat sur l’évolution de l’agriculture biologique depuis ses débuts et sur le tournant qui s’offre à elle aujourd’hui, autour de l’ingénieur agronome et professeur émérite à l’Université AgroParisTech, Marc Dufumier. Pour lui, l’agriculture doit permettre de respecter trois principes : une alimentation saine, une protection de l’environnement et le respect pour les générations futures en limitant les évolutions climatiques.

Face à une demande croissante, le réseau alerte aussi sur la pression de certains distributeurs, pour faire baisser les contraintes du cahier des charges pour lequel les producteurs et transformateurs bio historiques se sont battus. Le réseau veut renforcer l’accompagnement des producteurs afin de garder la qualité de ce label.

Le groupement tient également à saluer le choix de la Région Bretagne, gestionnaire du deuxième pilier de la PAC de maintenir ouvertes, en 2018, les aides bio et une partie des mesures agro-environnementales.

L’aide à la conversion à l’agriculture biologique, est maintenue avec un engagement de cinq ans, nécessaires pour trouver un équilibre sur la ferme. L’aide maintien en agriculture biologique (MAB) considérée par le réseau comme une rémunération de reconnaissance est conservée par la Région.

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