Le parc d’Armorique recherche l’harmonie entre l’homme et la nature

 

Lors de la cérémonie des vœux qui se tenait cette année au foyer communal de Port-Launay, la présidente du Parc naturel régional d’Armorique (PNRA), Françoise Péron est largement revenue sur les enjeux stratégiques et politiques du parc, déclinés à partir de sa charte.

Le parc d’Armorique est le deuxième parc naturel régional créé en France en 1969, à l’initiative du Conseil régional de Bretagne et sur décision du ministère en charge de l’Environnement.

Situé au cœur du Finistère, le territoire du Parc s’étend sur plus de 125 00 hectares, des monts d’Arrée au littoral de la presqu’île de Crozon, en passant par la vallée de l’Aulne et la rade de Brest, et se prolonge en mer par les îles d’Iroise.

Il a pour vocation de développer et mettre en valeur le territoire tout en préservant son patrimoine naturel et culturel, mais aussi d’éduquer le public aux problématiques qui s’y appliquent et d’innover en matière d’action publique.

Il est géré par un syndicat mixte composé de membres de la Région Bretagne, du Département du Finistère, des 44 communes adhérentes, des 8 communautés de communes et d’agglomération, des 4 villes portes et de Brest Métropole Océane.

Dans son discours, la présidente précise que le parc reçoit ses financement de ses différents membres et de divers organismes ou partenaires. Soit un apport de cotisations statutaires et de subventions, s’élevant à 1,8 million d’euros, auquel s’ajoute 796 000 € de financements extérieurs liés à des appels à projet.

Ces orientations développées dans la charte 2009-2021 ont placé le paysage au cœur du projet de territoire.

Il s’agit de conforter la richesse et l’originalité des éléments de patrimoine qui fondent la qualité de vie des habitants ainsi que de conjuguer l’évolution des activités de l’homme et la valeur des patrimoines naturels, terrestres, insulaires et maritimes.

L’année qui vient de s’écouler a vu le parc assister les collectivités sur l’urbanisme, travailler sur l’avenir du territoire, la gestion des patrimoines et le développement économique.

La présidente a également rappelé l’achat de cinq vélos électriques, qui peuvent être prêtés aux associations partenaires, le travail sur l’agriculture insulaire, le lancement du Géoparc-Unesco, le projet sur les sports de nature.

Le Parc travaille également avec ses partenaires institutionnels et les entreprises locales dans un projet d’économie circulaire intitulé « Eco-produire en Armorique ».

Depuis 2014, la charte est déclinée en programmes trisannuels de mise en œuvre. En 2018, des évolutions importantes sont à noter dans le fonctionnement : les partenaires institutionnels, privés, associatifs vont être davantage associés. Le parc intègre dorénavant dans ses actions les transitions multiples : énergétiques, climatiques, sur la biodiversité mais également sociétales et d’aménagement durable du territoire.

Dès cette année, la présidente annonce que les réflexions sur les enjeux de la future charte ont débuté.

La prochaine charte 2021-2035 se concentrera sur la vitalité sociale et économique durable du territoire, en faisant le lien entre le rural et l’urbain. Il s’agit de mettre l’accent sur la définition d’un périmètre de rayonnement en rapport avec les besoins des bassins de vie, économiques, touristiques, agricoles et les déplacements en organisant les politiques autour d’une meilleure péréquation entre les acteurs institutionnels.

Le devenir du territoire devra se faire en y associant les citoyens, et notamment les jeunes à qui ces patrimoines reviendront et qu’il s’agit de penser et préserver pour l’avenir.

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