Au Conseil régional : un budget au service d’une action publique déterminée et efficace

Réunis en session ces 15, 16 et 17 février, nous avons adopté le budget 2018 du Conseil régional.

En maintenant notre détermination dans la mise en œuvre des six ambitions que nous portons pour la Bretagne, il nous faut néanmoins adapter l’action publique.

L’année passée a connu de nombreux bouleversements : conjoncture internationale et économique, avec une reprise de la croissance plus forte qu’attendue, contexte institutionnel avec la pleine mise en œuvre de nouvelles compétences et les changements portés par Emmanuel Macron, le gouvernement et sa majorité sont autant de paramètres à prendre en compte pour agir avec efficacité.

Il s’agit ainsi désormais d’entrer dans une nouvelle phase de la proximité de l’institution avec les usagers, citoyens et collectivités. Un travail déjà engagé et une méthode déjà appliquée dans les contrats de partenariat Europe/État/Région/Pays, ainsi qu’avec la signature des conventions avec les intercommunalités portant sur le développement économique, que nous voulons étendre à tous les champs d’action régionaux.

En suivant ces lignes directrices, la formation et le développement économique bénéficieront d’une enveloppe de 800 millions €, alors que les transports se voient allouer 400 millions €.

Cette session fixe le contenu détaillé du Pacte d’accessibilité pour la Bretagne, que nous plaidons auprès du Gouvernement au nom des collectivités bretonnes suite à l’arrêt du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes.

Grâce à une attention particulière portée à la maîtrise budgétaire depuis 2004, cette année encore le budget du Conseil régional se distingue par la part conséquente, 37 %, consacrée à l’investissement pour nos territoires.

Un choix politique fort, qui permet notamment de maintenir le rythme de raccordement des foyers bretons à la fibre optique. En 2017, 55 000 d’entre eux étaient raccordés, l’objectif étant d’atteindre les 340 000 dès 2020.

Couplé à la fin des zones blanches annoncée en janvier par Julien Denormandie, cette stratégie fera entrer la Bretagne dans une nouvelle ère sans tarder.

 

Si la reprise est effectivement confirmée et que l’enjeu consiste désormais à saisir toutes les opportunités qui se présenteront pour notre région, la vigilance que nous portons aux territoires les plus fragiles doit être renforcée, afin qu’aucun d’entre eux ne reste en marge.

 

Convaincus que l’adaptation aux spécificités territoriales demeure la clef d’une intervention publique efficace, nous avons par ailleurs approuvé l’installation d’un groupe de travail sur la différenciation, qui proposera dans les mois à venir des pistes d’expérimentation.

Cette session démontre à nouveau la capacité bretonne à s’adapter et à anticiper afin d’ajuster son action au plus près des besoins du terrain. C’est dans cet esprit qu’en avril nous consacrerons nos travaux à la feuille de route de la Breizh COP, dont les travaux viennent de débuter. 

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