Transition énergétique : nos ambitions demeurent inchangées

 

Alors que la loi de 2015 sur la transition énergétique prévoyait d’atteindre une réduction de 50% de la part du nucléaire d’ici à 2025, le ministre de la Transition écologique et solidaire Nicolas Hulot explique que cet objectif ne pourra être atteint sans conséquences dommageables pour le climat.

En effet, cette échéance exige la fermeture très rapide d’un grand nombre de réacteurs (entre 23 et 27 selon RTE, qui n’ont pas été préparées par le précédent Gouvernement.

La fermeture d’un réacteur implique la mise en oeuvre d’une solution de substitution afin de ne priver aucun foyer et aucune entreprise d’électricité, tout en prévoyant la reconversion des personnes employées dans la centrale.

Compte-tenu de notre capacité limitée à augmenter la production d’électricité renouvelable en si peu de temps, et pour assurer la sécurité d’approvisionnement lors des pointes de consommation, la France serait contrainte de construire une vingtaine de nouvelles centrales à gaz dans les sept prochaines années, ce qui ferait doubler nos émissions de gaz à effet de serre. Cela représente les émissions cumulées de 3 millions de Français.e.s.

Néanmoins, il ne s’agit en aucun cas d’un renoncement, ni d’une révision à la baisse de nos ambitions, ni même d’une remise en cause de l’ensemble de la loi de transition énergétique de 2015, qui a permis des progrès importants sur de nombreux sujets.

L’objectif du Gouvernement demeure la diversification de la production d’électricité, en réduisant la part du nucléaire au profit des énergies renouvelables, de plus en plus compétitives.

Nous confirmons l’objectif d’abaisser à 50% la part du nucléaire dans la production d’électricité, mais nous considérons que l’échéance de 2025 n’est pas atteignable.

Nous ne souhaitons pas décréter de manière péremptoire un objectif arbitraire, mais plutôt prendre le temps de définir une trajectoire réaliste pour la transition de notre système électrique.

Ainsi pour accélérer le développement des énergies renouvelables, il ne suffit pas seulement de fixer des objectifs très élevés, il faut aussi travailler sur le terrain pour améliorer leur acceptabilité, simplifier les procédures, réduire les délais.

C’est le sens du plan d’action que le ministre de la Transition écologique et solidaire présentera en janvier prochain.

C’est aussi le sens du travail que mènent les associations et collectivités sur nos territoires. À l’image du Pays du Centre Ouest Bretagne, labellisé territoire à énergie positive pour la croissance verte ; de l’île d’Ouessant, qui à terme sera entièrement approvisionnée en électricité grâce à des hydroliennes ; des habitant.e.s du bassin de Châteaulin, qui réalisent des travaux pour une meilleure isolation de leurs domiciles ; c’est cet engagement de tous les jours qui permettra la pleine réussite de nos ambitions pour le climat et l’environnement.

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