Sécurité sociale : un budget de transformation

 

Après plus de 42 heures de débats en séance et l’examen de 900 amendements, l’Assemblée nationale a adopté en première lecture le premier Projet de loi de financement de la sécurité sociale du quinquennat.

Véritable budget de transformation, il permettra de soutenir l’activité économique et d’augmenter le pouvoir d’achat des Français.e.s.

Compensée par une hausse de 1,7 point de la CSG, la baisse des cotisations sociales sera ainsi engagée dès le 1er janvier 2018.

Pour un.e salarié.e au SMIC, cela représente un gain annuel de 132€ pour 2018 et de 263€ pour 2019.

Le CICE est par ailleurs transformé en baisse de charges pérenne pour offrir davantage de visibilité aux entreprises.

Le RSI sera supprimé le 1er janvier prochain, conformément aux engagements du Président de la République et du Gouvernement, alors qu’une année blanche de cotisations sociales sera mise en place en 2019 pour les créateurs et repreneurs d’entreprises.

En matière de santé, l’accent est mis sur le développement de la prévention et de l’innovation.

Si les obligations vaccinales seront étendues et le prix du paquet de tabac progressivement augmenté jusqu’à atteindre 10€ en 2020, les ressources affectées aux établissements de santé progresseront de 2%.

La nouvelle stratégie nationale de santé favorisera d’autre part le développement de la télémédecine, particulièrement intéressante pour nos communes rurales, quand l’installation des jeunes médecins et les démarches de remplacement seront sensiblement assouplies.

L’amélioration de la prise en charge des plus fragiles est également au coeur des objectifs de ce projet de loi.

Dès le 1er avril 2018, le minimum vieillesse connaîtra une première augmentation de 30€ par mois, pour atteindre une hausse mensuelle de 100€ en 2020.

22 milliards € seront consacrés au financement des établissements et services accueillant des personnes âgées en perte d’autonomie ou des personnes handicapées, dont il est nécessaire d’assurer le maillage sur nos territoires.

100 millions € seront d’ailleurs consacrés à l’amélioration du taux d’encadrement, la qualité des accompagnements et l’amélioration des conditions de travail dans les EHPAD, dans lesquels nous créerons 4 500 places supplémentaires.

Enfin, le montant du plafond de l’aide à la garde d’enfant sera majoré de 30%, renforçant le soutien que nous voulons apporter aux familles monoparentales.

Le déficit de la sécurité sociale atteindra l’année prochaine les 2,2 milliards €, soit le déficit le plus bas depuis 2011, grâce à un ciblage des dépenses inutiles.

Ce budget est celui des engagements tenus, de la responsabilité, de la solidarité et de la transformation.

Commenter

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*