Budget 2018 : le vrai du faux

Alors que nous nous apprêtons à entrer dans la phase de débat sur le Projet de Loi de Finances 2018 à l’Assemblée nationale, de nombreuses approximations et contre-vérités circulent quant à son contenu.

« Vous avez présenté un budget pour les riches » : FAUX

Le budget pour 2018 est celui de la feuille de paie. Plus de 6 ménages sur 10 sont gagnants du fait de l’application des mesures présentées dans ce budget. Par exemple, pour un célibataire au SMIC, la hausse de revenu atteindra 1425 € par an d’ici la fin du quinquennat.

  • 80% des ménages verront leur fiscalité allégée grâce à la suppression progressive de la taxe d’habitation ;

  • Les revenus seront augmentés pour les salarié.e.s du privé et les indépendant.e.s à travers des suppressions de cotisations salariales dès le 1er janvier 2018, les gains de pouvoir d’achat sont renforcés autour du SMIC où ils représentent l’équivalent d’un 13ème mois de salaire ;

  • Le pouvoir d’achat des travailleurs modestes sera amélioré à travers la revalorisation de la prime d’activité, qui permettra une hausse de 80 € entre 2018 et 2021 ;

  • Le soutien aux familles monoparentales est renforcé grâce à la revalorisation du complément mode de garde qui sera augmenté de 30 % dès le mois d’octobre 2018 ;

  • Les crédits d’impôts sur les services à la personne sont renforcés pour répondre au défi de la dépendance, ce dispositif bénéficiera à toutes les Françaises et tous les Français, y compris aux contribuables non imposables ;

  • L’allocation adultes handicapés (AAH) est revalorisée et augmentera de 50 € en 2018 pour atteindre 860 € par mois, puis de 40 € en 2019 pour arriver à l’objectif de 900 € par mois ;

  • Des aides sont mises en place pour accompagner la transition écologique, notamment pour les ménages les plus modestes via le chèque énergie : plus de 4 millions de ménages pourront en bénéficier pour financer les travaux de rénovation à hauteur de 150 € par an dès 2018 et de 200 € par an en 2019 en moyenne.

« Vous avez oublié le travail » : FAUX

Le travail sera mieux rémunéré en 2018. Cela passe notamment par la baisse générale des cotisations sociales – en particulier des cotisations chômage et maladie payées par les salariés.

  • Cette mesure est un gain de pouvoir d’achat pour les salarié.e.s du secteur privé et les indépendant.e.s.

Nous allons soutenir les travailleurs modestes à travers l’augmentation de la prime d’activité. Cette mesure va bénéficier à 2,5 millions de foyers en France.

  • Pour encourager la reprise d’activité, le montant de la prime d’activité va augmenter de 20 € par mois à compter d’octobre 2018, puis de nouveau chaque année pour atteindre 80 € de plus chaque mois.

Par ailleurs, le plan d’investissement dans les compétences engagera 14 milliards € sur le quinquennat – dont 1,5 milliard € dès 2018 puis 3 milliards € en 2019. Cet effort sans précédent offrira près de 2 millions de formations à destination des personnes faiblement qualifiées.

« Vous vous attaquez aux retraités » : FAUX

La redistribution à destination des retraités les plus modestes va être renforcée.

  • Le minimum vieillesse – qui concerne aujourd’hui près de 600 000 personnes – va augmenter progressivement pour atteindre + 100 € par mois pour un retraité et + 155 € par mois pour un couple. Dès le mois d’avril 2018, les retraité.e.s percevant le minimum vieillesse vont connaître un gain de pouvoir d’achat de 30 € par mois.

La réforme de la taxe d’habitation va bénéficier aux retraité.e.s puisque le plafond d’exonération est fixé à 27 000€ de revenu fiscal de référence (RFR) – ce qui représente 2 500 € par mois par personne – et 43 000 € pour un couple.

La hausse de la CSG n’est pas généralisée à tou.te.s les retraité.e.s

  • Les retraité.e.s modestes qui sont soumis au taux réduit de CSG de 3,8 % verront leur situation fiscale inchangée au 1er janvier 2018.

Enfin, le défi de l’adaptation au vieillissement est pris en compte dans ce budget à travers l’ouverture d’un crédit d’impôt pour les services à la personne à toutes les Françaises et tous les Français.

  • Les retraité.e.s modestes sont les nouveaux bénéficiaires de ce dispositif. La moitié des frais engagés (charges sociales incluses) seront déduits de leur impôt sur le revenu, même s’ils ne sont pas imposables.

Pour retrouver le détail des mesures prévues au budget 2018, cliquez ici.

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