PLF 2018 : Un budget juste et efficace

 

Mercredi 27 septembre, le ministre de l’Économie et des Finances, Bruno Le Maire, et le ministre de l’Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, ont présenté aux député.e.s de la Commission des Finances le budget de la nation pour l’année 2018. Il s’agit d’un budget audacieux et équilibré, qui ne laisse personne sur le bord du chemin.

 

Le choix de la sincérité

Nous bénéficions actuellement d’une conjoncture économique favorable (+1,7% de croissance en 2017 et 2018, 300 000 créations d’emplois marchands, hausse des investissements).

Par le passé, les conjonctures positives étaient l’occasion de reporter, par facilité ou par visées électoraliste, les décisions budgétaires difficiles. Ce n’est pas notre cas.

Notre objectif est de profiter de ce climat économique dynamique pour mener à bien le projet de transformation réclamé par les Français et porté par le Président de la République et le gouvernement.

Un budget favorable au pouvoir d’achat

38 millions de Français.e.s bénéficieront d’une amélioration de leur pouvoir d’achat grâce à ce budget. Les mesures annoncées répondent à plusieurs objectifs : valoriser le travail avec un budget de la feuille de paie, mais aussi soutenir nos concitoyens les plus vulnérables. En cela le budget présenté est efficace et juste.

Parmi les mesures en faveur du pouvoir d’achat :

  • Dès 2018, baisse de la taxe d’habitation de 30% pour 80% des ménages, d’ici la fin du quinquennat, elle sera supprimée pour ces 80% de Français.e.s ;
  • Suppression et baisse des cotisations sociales (cotisations chômage et maladie pour les salarié.e.s, cotisations familiales pour les indépendant.e.s) ;
  • Augmentation de la prime d’activité ;
  • Augmentation du minimum vieillesse et de l’allocation adulte handicapé ;
  • Revalorisation du complément mode de garde pour les familles monoparentales ;
  • Crédits d’impôts sur les services à la personne ;
  • Aides à la transition écologique (chèque énergie, prime à la conversion pour changer son véhicule…).

Ces mesures auront des effets concrets pour l’ensemble de la population. Par exemple :

  • D’ici la fin du quinquennat, pour un.e Français.e touchant le SMIC, le gain de pouvoir d’achat représentera l’équivalent d’un 13ème mois ;
  • Pour un.e célibataire retraité au minimum vieillesse, le gain de pouvoir d’achat sera de 1 140 € par an.

 

Accélérer la transformation économique du pays

Le monde est en perpétuelle évolution. Nous devons nous adapter à ces changements en misant sur l’innovation. Pour cela il faut diminuer la taxation sur le capital productif afin de récompenser l’audace et la prise de risque, mais aussi de permettre la création de richesses qui provoquera la diminution du chômage.

Parmi les mesures concrètes :

  • Création du Prélèvement Forfaitaire Unique de 30% qui ne concerne pas les produits d’épargne populaire (Livret A, LDD) ;
  • Suppression de l’ISF hors plus-values immobilières pour attirer les investisseurs ;
  • Diminution de l’impôt sur les sociétés de 33,3% à 28% (d’ici la fin du quinquennat passage à 25%) ;
  • Sanctuarisation du Crédit Impôt Recherche.

 

Formation, éducation, écologie… des priorités fortes

Ce contexte de sérieux budgétaire n’empêche pas la revalorisation de crédits prioritaires, en cohérence avec notre projet de transformation.

Les principales hausses budgétaires concernent :

  • Les ministères régaliens (armée, justice, intérieur) ;
  • L’Éducation nationale et l’enseignement supérieur ;
  • La Transition écologique.

Loin d’une politique de rabotage ou de saupoudrage, la stratégie d’investissement de l’État est repensée, avec des objectifs présentés dans le Grand Plan d’Investissement 2018-2022.

Les quatre principaux objectifs fixés par ce plan sont :

  • L’accélération de la transition écologique ;
  • L’édification d’une société de la compétence à travers un gran plan de formation ;
  • L’amélioration de la compétitivité de nos entreprises par l’innovation ;
  • La construction d’un Etat de l’âge numérique.

 

Une baisse des dépenses publiques sur la durée

Au cours des dernières décennies, la hausse des dépenses publiques n’a pas contribué à la diminution du chômage de masse qui touche notre pays. Il faut donc opter pour une stratégie différente.

Ainsi, au cours de ce quinquennat, les dépenses de l’État vont diminuer. Dès la fin de l’année 2017, le déficit public passera sous les 3% afin que nous respections nos engagements européens.

Un effort est également demandé aux collectivités locales sur la base d’un contrat de confiance : les dépenses de fonctionnement des 319 plus grandes collectivités diminueront de 13 milliards d’euros sur le quinquennat. En contrepartie, l’État s’engage à maintenir un financement stable des collectivités locales et à soutenir les investissements de ces derniers.

 

Le budget pour l’année 2018 est le premier acte majeur de la mandature. Il traduit en chiffres l’ensemble de nos engagements électoraux.

Désormais l’ensemble des député.e.s vont examiner au cours des prochaines semaines ce budget. Le groupe « La République en Marche ! », dont j’assure la présidence, est déterminé à enrichir de manière constructive ce budget tout en respectant ses grands équilibres et ses objectifs.

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