Devant le Congrès, un discours historique

Aujourd’hui devant les Parlementaires réunis en Congrès à Versailles, le Président de la République a prononcé un discours historique.

En réservant à la représentation nationale sa première grande expression politique depuis son élection le 7 mai dernier, comme l’avaient fait avant lui De Gaulle ou Mitterrand, il a renoué avec le droit fil de la Vème République. Comme beaucoup de mes collègues parlementaires, j’ai apprécié cette immense marque de respect pour le Parlement, la séparation des pouvoirs et notre vie démocratique. Si certains ont pensé faire un coup politique contre Emmanuel Macron en refusant de venir, ils ne se sont en fait que rendus coupables d’un coup démocratique contre le peuple français.

Devant quelques 900 député.e.s et sénateur.e.s, le Président de la République a énoncé les nouvelles règles de fonctionnement de la vie politique : la fin du déni de réalité qui conduit à négliger le quotidien des Français tout en nourrissant des oppositions caricaturales ; la fin du soupçon, avec l’adoption de la loi sur la confiance dans la vie politique après laquelle il faudra en cesser avec la frénésie de la suspicion et de l’accusation sans preuve ; la prime à l’efficacité pour obtenir des résultats, car les Français ont ces derniers mois donné congé à une certaine façon de voir la politique, celle du Président de la République est l’expression d’une exigence bienveillante.

Il a aussi présenté les réformes institutionnelles qui seront achevées d’ici un an, au moyen d’un référendum s’il le juge nécessaire. Parmi ces principales réformes : la réduction d’un tiers du nombre de parlementaires ; la limitation du cumul des mandats dans le temps ; l’introduction d’une dose de proportionnelle au Parlement ; l’accélération de la procédure législative ; le parachèvement de l’indépendance de la justice ; la réforme du Conseil économique, social et environnemental (CESE) ; la révision du droit de pétition pour que l’expression directe des Français soit mieux prise en compte ; la suppression de la Cour de Justice de la République, qui offre aux ministres une justice d’exception.

Il a aussi détaillé les principes qui guideront son action tout au long du quinquennat à venir :

– La liberté forte : l’objectif de toutes les politiques publiques est l’autonomie de tous, c’est-à-dire permettre à chacun.e de choisir sa vie, et non pas de la subir. Ce principe entraînera par exemple la levée de l’état d’urgence à l’automne ;

– La fraternité : le Président a eu des mots très forts pour qualifier « la part maudite de notre société, qui dit tant de ce que nous sommes [les sdf, les chômeurs, les migrants, les personnes handicapées, etc.]. Le regard que la société jette sur eux est bien le même : c’est, en vérité, une absence de regard. Nous passons sans les voir. Nous refusons même jusqu’au témoignage de leur fragilité. Je voudrais le dire avec force : cela n’est pas digne de nous. Cette France nouvelle que nous voulons faire advenir, elle est la leur autant que la nôtre ».

– Le grand retour de l’intelligence française : « Faire de notre pays le centre d’un nouveau projet humaniste pour le monde. Le lieu où se concevra et se créera une société qui retrouve ses équilibres : la production et la distribution plutôt que l’accumulation, l’alimentation saine et durable, la finance équitable, le numérique au service de l’homme, la fin de l’exploitation des énergies fossiles et la réduction des émissions » ;

– Enfin, la construction de la paix : d’abord « défendre la sécurité, l’égalité, les libertés, le climat, tout ce qui constitue notre bien commun universel et qui chaque fois est remis en cause » en parlant à tout le monde, mais en disant son fait à chacun. Ensuite, par et grâce à l’Europe, en retrouvant « le souffle premier de l’engagement européen, cette certitude où furent les visionnaires des siècles passés et les pères fondateurs de l’Europe que la plus belle part de nos histoires et de nos cultures s’exprimerait non dans la rivalité, encore moins dans la guerre, mais dans l’union des forces »

En conclusion, le Président de la République a fixé l’objectif du quinquennat : celui d’être à la hauteur à la fois du moment et du mandat qui lui a été confié par les Français. Il sait pouvoir compter sur les député.e.s de la majorité pour soutenir et porter ces convictions.

Demain, le Premier Ministre déclinera lors de sa déclaration de politique générale le contenu et le calendrier des réformes définies aujourd’hui par le Président de la République.

À l’issue du discours du Président, j’ai été le premier à entamer le débat. Président du groupe La République en Marche, je mesure l’exigence de la mission que nous a assignés le Président et la responsabilité qui est désormais la nôtre. Avec mes collègues parlementaires, je serai au rendez-vous fixé par le Président de la République. Au travail !

 

Retrouvez en cliquant ici mon discours devant le Congrès

 

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