« TGV, desserte de la Bretagne et prix des billets : la vérité, toute la vérité SVP ! »

Gérard Lahellec, Vice-président chargé des transports et des mobilités, a souhaité réagir suite aux propos tenus par quelques conseillers régionaux d’opposition, ce matin dans la presse :

  • Article paru dans Ouest-France ici
  • Article paru dans le Télégramme ici

« À la faveur de la mise en service prochaine de la LGV, quelques élu.e.s de la Région ont cru bon de critiquer le projet, tantôt en mettant en cause la desserte du territoire régional, tantôt en critiquant la tarification qui sera appliquée sur le prix de vente des billets.

Certes, dans la mesure où il reste encore beaucoup à faire, et sachant qu’une augmentation tarifaire n’est jamais populaire, tout sujet peut ainsi, très vite, être instrumentalisé à des fins qui finalement ne servent que les pires populismes.

C’est pourquoi cette polémique qui cherche à mettre en doute la politique conduite par la Région appelle un rétablissement de la vérité.

A. En matière de dessertes :

1 – La desserte ferroviaire de la Bretagne sera augmentée globalement de 20 % et les tarifs TER ne seront pas modifiés.

2 – Afin de maximiser les gains de temps pour les territoires les plus éloignés de Paris et afin de préserver la desserte de toutes les gares actuellement desservies, la desserte TGV pour le Finistère (Brest et Quimper) sera augmentée de 4 aller-retours quotidiens !

3 – En faisant en sorte que les TGV à destination de l’ouest breton aient pour premier arrêt Rennes, ce sont les territoires les plus éloignés qui bénéficieront des meilleurs gains de temps, soit environ 50 mn pour un parcours entre Paris et la pointe bretonne.

B. Concernant le prix des billets TGV :

Le tableau ci-dessous rétablit quelques vérités :

On observera donc que :

1 – La majoration tarifaire est inversement proportionnelle à la distance. Cela veut dire que plus on est éloigné, moins la modulation tarifaire s’applique !

2 – En second lieu, la politique des « petits prix » sera maintenue avec des offres particulièrement intéressantes dès l’été 2017.

3 – Enfin, il n’est pas exact de dire que les Bretons paieront deux fois l’investissement car, s’il est vrai que les collectivités bretonnes ont co-financé 30 % de l’investissement, il reste que les 2/3 de celui-ci a été financé par l’État et le maître d’ouvrage.

S’il est vrai qu’il convient de continuer à se mobiliser pour le développement du ferroviaire et pour l’accessibilité de celui-ci à toutes et à tous, il n’est pas moins vrai que la conduite des affaires publiques a aussi besoin de vérité car c’est sur la base de cette vérité que s’est toujours construit le consensus breton qui a permis de mener à bien ce gigantesque et magnifique projet ! »

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