Quand le ministre Eckert fait exprès (ou pas) de ne pas comprendre…

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Lors du grand meeting de samedi dernier, Emmanuel Macron a fait l’annonce de mesures fortes, notamment sur le financement de la protection sociale, et dont le bon sens en a manifestement décontenancé certains.

 

À commencer par Christian Eckert, qui s’applique à déformer le contenu de cette proposition dont la raison d’être est d’améliorer la rémunération du travail et le pouvoir d’achat de tous les Français.

En effet, Emmanuel Macron propose de transférer la contribution par cotisation à la fiscalité. Il s’agit donc de supprimer les cotisations salariales chômage et, dans le même temps, d’augmenter la CSG de 1,7 point. Cela ne signifie pas reprendre d’une main ce que l’on donne de l’autre, comme l’affirme Christian Eckert, car le gain de pouvoir d’achat net pour un couple au SMIC sera de 500 € à l’année.

 

Il est faux d’affirmer que seuls les salariés du secteur privé en profiteront : tous les travailleurs verront leurs revenus nets augmenter. Emmanuel Macron a annoncé que les indépendants et les fonctionnaires également bénéficieront d’un gain similaire de pouvoir d’achat.

Emmanuel Macron assume complètement que les retraités les plus aisés, et seulement les plus aisés, feront un effort. Et ils y consentiront dans l’intérêt de leurs enfants et leurs petits-enfants. Ce ne seront donc pas les « perdants » d’une telle réforme, car n’est-ce pas précisément cela, la solidarité ?

En revanche, aucun effort ne sera demandé aux 40 % les plus modestes, soumis à taux réduit ou à exonération de CSG, dont le pouvoir d’achat sera garanti sur le quinquennat. Il est donc là aussi faux d’affirmer que tous les retraités seront perdants.

Aucun effort ne sera demandé non plus aux bénéficiaires des indemnités chômage, dont la CSG n’augmentera pas.

 

Le parallèle avec la réforme un temps proposée par François Fillon est absurde. Là où François Fillon voulait restreindre la protection sociale, en l’occurrence la maladie, Emmanuel Macron souhaite la renforcer : en la dotant d’un financement solide, assis sur tous les types de revenus ; en l’universalisant, aux démissionnaires et aux indépendants, dans le cas de l’assurance chômage.

Un autre parallèle aurait pu être fait par Christian Eckert : la hausse de TVA. Nous avons là deux logiques diamétralement opposées. Là où une hausse de la TVA, c’est-à-dire pour une bonne partie des prix à la consommation, touche tout le monde et pénalise les plus modestes (ceux qui n’ont pas les moyens d’épargner et consomment l’essentiel de leurs revenus), la réforme proposée par Emmanuel Macron les protège, en ne touchant pas aux retraites modestes ni aux allocations chômage, et en faisant contribuer équitablement les revenus de l’épargne.

On a connu Christian Eckert parfois mieux inspiré, moins polémique et rarement d’une telle mauvaise foi.

 

 

 

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