Les « cars Macron » accélèrent

salaun-2-21

En 2015, à Châteaulin, en compagnie de Michel Salaün et Roland de Barbentane, directeur général de Ouibus.

 

Le bilan estival des « cars Macron » vient d’être rendu public : 2 millions de passagers y ont eu recours de juillet à septembre 2016. L’Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières (Arafer) a précisé que le taux de remplissage est en progression (46 %), de même que la recette par passager.

Cela fait un peu plus d’un an que la loi Macron a permis de libéraliser les dessertes nationales sur de longues distances en France. La situation évolue donc rapidement.

En effet, le marché poursuit sa structuration, les opérateurs affinent leur organisation et augmentent leurs tarifs en même temps que la fréquentation se renforce. Cette hausse explique la vive progression du chiffre d’affaires des compagnies au troisième trimestre : 27,7 millions d’euros, soit 46 % de plus qu’au trimestre précédent.

Les destinations proposées sont plus nombreuses, puisque 205 liaisons ont encore été créées. Désormais, 1310 liaisons maillent le territoire.

En parallèle, de cinq compagnies, le marché s’est réduit à trois. La moitié des places sont proposées par l’allemand FlixBus, tandis que Ouibus, filiale de la SNCF, en représente le tiers. Enfin, les filiales de Transdev, Eurolines et Isilines, constituent 19 % des places.

Ainsi, ce sont 5,35 millions de passagers qui ont emprunté ces cars longue distance depuis l’ouverture du marché le 8 août 2015. Le chiffre d’affaires total des opérateurs atteint maintenant 68 millions d’euros.

Ouibus, pour sa part, en a capté 400 000 en Bretagne, ce qui en fait le principal acteur dans la région. Des lignes supplémentaires sont actuellement créées vers Toulouse et Clermont-Ferrand, et Ouibus saisit aussi l’opportunité des séjours à la neige. La compagnie, qui revendique la création de plusieurs dizaines d’emplois chez les autocaristes bretons, notamment Salaün, vise la rentabilité en 2019.

Commenter

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*