Propositions d’Emmanuel Macron dans L’Obs : stop aux rumeurs, intox et interprétations abusives !

Intervention d'Emmanuel Macron en clÙture du rassemblement des animateurs locaux d'en marche le 05 novembre 2016.

Intervention d’Emmanuel Macron en clôture du rassemblement des animateurs locaux d’en marche le 05 novembre 2016.

 

Comme prévisible, les mesures puissantes exposées dans l’Obs. par Emmanuel Macron suscitent intérêt ici, enthousiasme là, et évidemment permettent des digressions polémiques dans le but d’en caricaturer la lettre et l’esprit.

Il en est ainsi du temps de travail des jeunes au sujet duquel à peu près tout et son contraire a déjà été écrit, dit, approuvé ou contesté.
Revenons donc à la source pour comprendre: 

– avec Emmanuel Macron, nous rejetons toute idée de « smic jeunes » ; nous ne souhaitons pas la suppression des 35 h hebdomadaires, pas plus pour les jeunes que pour quiconque, puisque ce n’est pas un sujet utile ;
– l’interview ne présente pas une proposition mais pose un diagnostic sur l’emploi des jeunes peu ou pas qualifiés : les conditions actuelles du marché du travail constituent une barrière à l’entrée pour eux (l’embauche d’un jeune non qualifié, et là est le but, représente un investissement important pour un employeur compte tenu du coût du travail et des contraintes sur le travail) ;
– l’approche développée sur le temps de travail consiste à donner plus de place aux accords majoritaires au niveau de la branche et de l’entreprise et non de dire que les jeunes doivent travailler plus !
– nous voulons promouvoir l’apprentissage qui constitue une approche gagnant / gagnant où le chef d’entreprise voit le coût compensé (le salaire est compris entre 25 et 78 % du smic selon l’âge et l’ancienneté de l’apprenti), le jeune bénéficie d’une formation qualifiante et effectivement, outre le temps de travail, il doit également se former.
Il ne faut donc pas perdre l’objectif de vue : permettre aux jeunes qui depuis trente ans sont au moins 15 % à être exclus du marché du travail à retrouver leur place.

Au chômage, la question de l’absence de travail et ce qu’elle génère se pose plus douloureusement que celle du temps dans l’emploi.
Mieux vaudrait en comprendre l’enjeu, mesurer l’échec collectif depuis trente ans (!) avant d’ergoter sur les modalités de re-création d’une dynamique vertueuse.

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