Primaire de la droite : le choix entre le conservatisme et l’immobilisme

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Le résultat du premier tour des primaires de la droite traduit des refus, des divisions et annonce l’ambiguïté politique.

Celles et ceux qui se sont déplacés aux primaires de la droite ont refusé le match qui était initialement imposé par les sondages et par l’appareil du parti Les Républicains.

Les pronostics de départ ont volé en éclats et la primaire a surtout consisté à traduire le refus de voir rejouer en avril 2017 le match d’avril 2012.

Les électeur.trices de la droite et du centre aspirent au changement mais avec des leaders du passé.

Le faible score des candidats Kosciusko-Morizet et Le Maire s’explique aisément par le vote utile centré sur la volonté d’éliminer Nicolas Sarkozy et démontre qu’être jeune ne suffit pas pour convaincre… ce qui est heureux.

Ce premier tour met en lumière que la droite n’a toutefois jamais été aussi divisée : François Fillon, c’est Sarkozy sans Sarkozy et « la manif pour tous » en prime.

Aucun programme cohérent ne pourra en réalité émerger puisque les deux finalistes ont des visions aux antipodes sur des sujets fondamentaux :

  • sur l’Europe, le souverainisme de François Fillon tranche avec l’engagement européen d’Alain Juppé ;
  • l’ultra-libéralisme de François Fillon et sa volonté de réduire brutalement la fonction publique s’opposent à la modération floue d’Alain Juppé ;
  • sur l’état de droit, les divergences profondes séparent les deux candidats restants sur son adaptation possible au regard de la menace terroriste ;
  • sur les questions de société, l’ultra-conservatisme de François Fillon s’affronte, y compris sur les questions sociétales, à « l’identité heureuse» portée par Alain Juppé.

François Fillon incarne le conservatisme des années 70 sur les questions de société et le thatchérisme économique des années 80.

Alain Juppé est le garant des options de 1995 : l’immobilisme et le statu quo.

 La droite s’est donc choisi deux possibles candidats du 20esiècle qui ne permettront pas à la France d’entrer pleinement dans le 21e.

Cette semaine va démontrer en quoi les primaires sont une mécanique infernale.

Une phase obscure et des arrangements d’arrière-boutique vont se produire sous l’égide des appareils.

À leur issue, aucune vision cohérente n’en ressortira et l’ambiguïté sera la seule offre politique.

Ce tableau nous incite à continuer à tracer notre chemin avec Emmanuel Macron.

Fort de valeurs claires et non-négociables, d’une offre politique centrée sur les sujets essentiels (et non sur des centaines de propositions destinées à servir telle ou telle « clientèle ») notre démarche récuse les jeux d’appareils, s’adresse directement au peuple en mobilisant partout les acteurs de la société civile.

 

 

 

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