Une loi pour promouvoir les langues régionales

th-800x450-recadree800rb_0000132-guillaume-gauter-gif

J’ai cosigné, avec plus de 160 députés, une proposition de loi déposée par ma collègue costarmoricaine Annie Le Houérou, visant à promouvoir les langues régionales.

L’objectif est de préserver ce riche patrimoine (75 langues rien qu’en métropole) et d’offrir des sources d’information, de culture et de loisirs notamment à destination des jeunes locuteurs, de plus en plus nombreux, ce qu’appellent de leurs vœux beaucoup d’associations, en Bretagne et dans d’autres territoires.

300 000 jeunes Français pratiquent une langue régionale dont, bien sûr, de nombreux Bretons. Les collectivités comme les établissements scolaires doivent être en mesure de répondre efficacement à cet intérêt et d’assurer la valorisation de ces langues dans l’espace public.

Afin de renforcer juridiquement la protection et la promotion de ces langues, nous comptons agir dans trois principaux domaines : l’enseignement, la signalétique et les médias.

Nous souhaitons que les établissements, de la maternelle au secondaire, soient dans l’obligation de proposer l’enseignement des langues régionales, en tant que matière facultative. Les élèves ont ainsi le choix de suivre cette matière ou non. Nous voudrions que cela s’applique également à l’enseignement supérieur.

Les Régions pourront quant à elles demander que la signalétique plurilingue soit généralisée dans les services publics et les supports de communication institutionnels, sur tout ou partie de leur territoire.

Enfin, la loi envisage aussi de remédier à une inégalité de traitement dans la presse écrite, en permettant aux publications en langue régionale de bénéficier des mêmes aides publiques que les publications en langue française. Cela paraît juste quand l’on voit qu’aujourd’hui, une publication en anglais est plus facilement aidée qu’une publication similaire en breton.

Des espaces d’expression en langue régionale devront être garantis dans les médias également. De telle sorte que, par exemple, «  le Conseil supérieur de l’audiovisuel veille à ce qu’une ou plusieurs fréquences soient attribuées à des candidats proposant la diffusion de services de radio en langues régionales ».

Cette nouvelle tentative montre bien notre détermination à avancer sur le sujet avant la fin de la mandature, même si plusieurs points de friction ont été déjoués afin de faire consensus et augmenter les chances de ce texte d’être adopté. Il serait dommage d’en rester à la non-ratification de la Charte européenne des langues régionales et minoritaires.

Cette proposition de loi sera examinée à l’Assemblée nationale fin novembre avant d’être remise aux sénateurs.

Pour consulter le dossier législatif de cette proposition de loi, cliquez ici

Commenter

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*