La France agit en Europe pour répondre aux difficultés de nos agriculteurs

20160315_conseileurolefoll

Le Ministre de l’agriculture Stéphane Le Foll poursuit son engagement et défend les positions de la France au niveau européen en soutien à nos agriculteurs, éleveurs et producteurs. Il a ainsi obtenu l’engagement de la Commission sur de nouvelles mesures et nous attendons maintenant leur concrétisation rapide lors du Conseil de juillet.

La situation est particulièrement inquiétante sur le marché du lait. La surproduction est avérée en Europe et le rétablissement tant attendu n’arrive pas. Depuis de long mois, le Ministre de l’agriculture alerte ses homologues sur ce déséquilibre entre l’offre et la demande.

Désormais, les États membres, le Parlement européen et même la Commission reconnaissent l’ampleur et la durée de la surproduction sur le secteur laitier et comprennent que cette crise ne se résoudra pas seule : une régulation temporaire de la production est désormais nécessaire.

À l’occasion du Conseil des ministres européens de l’agriculture qui s’est tenu au Luxembourg, le Ministre a rappelé au Commissaire et ses homologues l’urgence de trouver une solution au déséquilibre persistant entre l’offre et la demande sur le marché laitier.

Grâce à la mobilisation de la France début 2016, la Commission a proposé une dérogation au droit de la concurrence pour permettre aux producteurs de réguler volontairement leur production. Cette mesure importante est pour autant insuffisante à elle seule : il faut désormais prévoir un soutien financier pour inciter les producteurs à réguler volontairement leur production. Cette incitation doit évidemment être européenne car la régulation bénéficiera à tous.

Évoquant les positions communes écrites avec l’Allemagne et la Pologne d’une part, l’Italie et l’Espagne d’autre part, la France a de nouveau plaidé pour que des fonds européens soient urgemment mobilisés pour inciter les opérateurs européens à maîtriser leur production.

Une quinzaine d’États-membres ont partagé au cours du tour de table le même constat sur la nécessité d’une action efficace et rapide sur l’offre laitière.

Le commissaire Hogan s’est par ailleurs engagé à mettre sur la table la semaine prochaine de nouvelles mesures, financées sur fonds européens sans mobilisation de la réserve de crise, pour rétablir l’équilibre du marché laitier par des actions sur l’offre. Notre Ministre a également rappelé la nécessité d’aller plus vite sur la mise en place de mesures de marché face à la crise.

Face aux difficultés rencontrées par d’autres secteurs, notamment celui de la viande bovine, il est important de développer les aides à la promotion et de se doter collectivement d’un instrument européen de crédits export performant.

Ces nouvelles mesures européennes devront donc être centrées sur la régulation temporaire de la production européenne :

  • l’incitation financière européenne à la régulation volontaire de la production doit être au cœur de ce paquet. Il n’est pas envisageable de repartir à nouveau sur un paquet d’aides directes non conditionnées à une discipline sur la production comme nous l’avons fait en septembre. Cette mesure est coûteuse et peu efficace.

  • si la décision du Commissaire Hogan de relever le plafond des quantités de poudre de lait éligibles peut être saluée, les modalités de cette mesure devront être réfléchies pour que son effet soit en cohérence avec l’incitation à la régulation volontaire de la production.

La France reste donc particulièrement attentive et active, par le travail de son Ministre de l’agriculture, afin d’apporter une réponse européenne, seule capable d’améliorer sensiblement et durablement la situation du marché laitier.

Nous restons mobilisés pour faire entendre les propositions que nous portons. L’action du Gouvernement a déjà été efficace et permis l’adoption de mesures concrètes. Il nous faut maintenant porter ces avancées jusque dans le quotidien des agriculteurs les plus en difficultés de nos territoires.

Commenter

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*