Au plus près des préoccupations des agriculteurs

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(à gauche, avec Joël Pinsec et les responsables de la Coop Saint-Yvi ; à droite, avec de jeunes agriculteurs du secteur)

À l’initiative de Joël Pinsec, agriculteur à Plounévézel, je suis allé à la rencontre de responsables d’une coopérative et de différents agriculteurs, afin d’entendre les préoccupations et les propositions des uns et des autres.

À Poullaouen d’abord, j’ai rencontré les responsables de la Coopérative agricole Saint-Yvi qui exploite un centre sur la commune. Ce groupe compte 2500 adhérents agriculteurs et 370 salariés répartis essentiellement sur le Finistère sud et le Morbihan.

Son activité est structurée autour de quatre pôles d’activités principaux : les productions animales (lait, viande bovine), les productions végétales (légumes et céréales), l’agro-fourniture (engrais, phytosanitaires, semences, aliments…) et la distribution (magasins Gamm Vert, Comptoir du Village, fuel…).

Le défi principal de la coopérative est d’accompagner au mieux ses adhérents dans un environnement mondial concurrentiel et soumis à une forte volatilité des prix, tout en s’adaptant à un contexte réglementaire, sanitaire et environnemental exigeant.

La création de valeur ajoutée et la diversification des productions font partie des objectifs poursuivis par la coopérative. Elle s’est par exemple engagée depuis quelques années à développer la culture des plantes aromatiques. Elle incite également ses producteurs à plus d’autonomie dans le domaine protéique.

La Coop de Saint-Yvi s’est d’ores et déjà investie dans une démarche vertueuse dans l’utilisation des produits phytosanitaires. Les nouvelles règles du plan Écophyto 2 sont attendues car elles exigent plus encore des plus vertueux…

À Plounévezel ensuite, j’ai échangé de manière constructive avec une dizaine de jeunes représentant plusieurs productions agricoles (lait, volaille, porc…).

Dans le prolongement des discussions du début de matinée, nous avons abordé différents sujets : volatilité des prix, difficulté à investir, concurrence étrangère, augmentation des tailles d’exploitation, lourdeur administrative, rôle des coopératives et de la grande distribution…

Le sujet des normes est revenu plusieurs fois dans les échanges. S’ils conçoivent que c’est un atout et un gage de qualité pour leurs productions, les agriculteurs regrettent les fréquentes adaptations demandées et les investissements « improductifs » ainsi générés.

Tous veulent vivre décemment de leur métier tout en profitant de temps de loisirs personnels. Ceci impose aussi de nouveaux modes de fonctionnement et d’adaptation.

Si dans le monde agricole, les situations sont très contrastées, mes jeunes interlocuteurs ont l’optimisme de la volonté et cherchent en permanence des solutions pour optimiser le fonctionnement de leurs exploitations.

Une matinée constructive faite d’échanges sincères, directs et enrichissants.

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