Des réponses à la crise agroalimentaire de notre région

À la suite de la réunion d’urgence qui s’est déroulée ce matin concernant la crise qui touche l’agroalimentaire en Bretagne, j’ai interpellé le Premier Ministre, Jean-Marc Ayrault, lors de la séance des questions au gouvernement, dans les termes suivants :

« (…) Ma question s’adresse à Monsieur le Premier ministre.

Vous connaissez la situation de la Bretagne, douloureusement frappée.

Les groupes volaillers Doux et Tilly-Sabco, la Cecab, Gad, l’entreprise Marine Harvest, ont procédé ou vont procéder à des milliers de licenciements, du fait d’aventures industrielles hasardeuses, de choix d’actionnaires voraces, ou de l’incurie de dirigeants…

Mais c’est aujourd’hui vers nous et vers vous que se tournent les victimes de ces désastres industriels.

Leur simultanéité dans le temps et leur proximité dans l’espace diffusent le sentiment d’un monde et d’une région qui s’effondrent, même si de belles entreprises investissent et créent des emplois.

Derrière des chiffres et des pourcentages, il y a des femmes et des hommes, des familles et des territoires qui souffrent au plus profond d’eux-mêmes.

À cette désespérance s’ajoute l’exaspération liée à la mise en place de l’écotaxe dans ce contexte exceptionnellement difficile.

À situation exceptionnelle de gravité, des réponses exceptionnelles doivent être données.

Vous avez compris la nécessité d’un plan puissant : pour répondre maintenant à l’urgence, pour anticiper, pour tracer l’avenir de ces piliers de l’économie bretonne et française que sont l’agriculture et l’agroalimentaire.

Ce plan doit permettre de relever les défis d’aujourd’hui, comme la Bretagne a toujours su le faire dans son histoire.

Qu’il s’agisse d’infrastructures, de solidarité nationale envers des territoires meurtris, qu’il s’agisse des évolutions réglementaires tant attendues par les éleveurs : l’impatience légitime est là.

L’enjeu est aussi de porter le fer au niveau européen, là où l’on décide des aides à l’exportation, ou encore pour lutter contre le dumping social qui tue nos emplois de production et de transformation.

L’enjeu est enfin la vigilance de l’État, dans la qualité des plans sociaux et des reclassements, dans la force de l’action publique pour revitaliser et réindustrialiser.

Monsieur le Premier ministre, les parlementaires de Bretagne et du Finistère ont porté devant vous la parole des bretonnes et des bretons : dites-nous comment le Gouvernement entend agir, quel plan il veut mettre en œuvre, quand, comment et avec quels moyens. »

Retrouvez ci-dessous la vidéo reprenant mon intervention et la réponse apportée par le Premier Ministre, Jean-Marc Ayrault :

 

Retrouvez le communiqué de presse des annonces du Premier Ministre en cliquant ici

Retrouvez mon communiqué de presse suite à l’annonce du Pacte d’avenir pour la Bretagne en cliquant ici

 

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