Les premiers 100 jours du changement

Cent jours après l’élection de François Hollande à la présidence de la République, nombre d’engagements pris lors de la campagne ont d’ores et déjà été mis en œuvre.

Cette vérité d’évidence contraste avec l’omniprésence médiatique de la droite qui, à défaut d’arguments, tente d’imputer à la nouvelle majorité l’héritage qu’elle nous a laissé.

Le changement, c’est d’emblée une nouvelle façon de gouverner qui tranche avec les méthodes du précédent quinquennat.

Tout d’abord, l’exemplarité gouvernementale avec la diminution de 30 % du salaire du Président, du Premier ministre et des ministres, la constitution d’un gouvernement paritaire et la création d’un ministère des Droits des femmes, une charte de déontologie signée par tous les membres du Gouvernement, la mise en place de la Commission de rénovation et de déontologie de la vie politique et une attention particulière portée au choix des modes de déplacement les moins coûteux.

Ce nouveau mode de gouvernance se traduit également par le rétablissement du dialogue et de la confiance avec la tenue de la conférence sociale des 9 et 10 juillet derniers, les lancements de la concertation pour la refondation de l’école de la République et des Assises de l’enseignement supérieur et de la recherche, la préparation des travaux de la conférence environnementale (qui se tiendra les 14 et 15 septembre), la fin de l’imbécile Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP), le lancement de la concertation sur le nouvel acte de la décentralisation et l’adoption du projet de loi sur la lutte contre le harcèlement sexuel.

Enfin, François Hollande avait promis le redressement dans la justice ; sous l’impulsion de la nouvelle majorité présidentielle, les premières mesures ont ainsi vu le jour : retour à la retraite à 60 ans pour les personnes ayant commencé à travailler jeunes et qui ont cotisé la totalité de leurs annuités, l’abrogation de la circulaire du 31 mai 2011 sur les étudiants étrangers, l’adoption d’une circulaire mettant fin au placement en rétention des familles avec enfants et l’encadrement des rémunérations des dirigeants dans les entreprises publiques.

La droite exprime sa nostalgie de l’omniprésidence agitée ; nous préférons la force tranquille incarnée.

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